La Maison Favart : un hôtel de charme

Marie-Laure de Vienne
Un charmant hôtel aux allures XVIIIème siècle en plein Paris, très proche d’une élégante chambre d’hôtes. Pour une nuit hors du temps en face de la salle Favart.
Retour à l’ambiance chinoiserie XVIIIème siècle pour cette chambre habillée de papier peint Ming de chez Pierre Frey, alternant colonnes de vases et rayures.

Retour à l’ambiance chinoiserie XVIIIème siècle pour cette chambre habillée de papier peint Ming de chez Pierre Frey, alternant colonnes de vases et rayures.
©DR

A 50 mètres de l’Opéra Comique, sur la petite place Boieldieu, on peut à peine penser, en voyant la façade grise et ses grilles, qu’un hôtel cache là plus de 35 chambres et suites. On est un peu dérouté, dans un premier temps, car l’abord est triste et semblable aux entrées des passages parisiens mal entretenus.


Dès que la porte s’ouvre, le charme opère, spécifiquement si vous aimez les atmosphères XVIIIème siècle. Le boudoir n’est pas très loin, sans ses possibles côtés mièvre, coquin ou Pigalle la nuit. Le XVIIIème est là par petites touches (fauteuils capitonnés, lustres, miroirs en bois doré…..), mais il est modernisé, rendu contemporain par quelques couleurs vives (vert cru des intérieurs de boiseries, rose flashy de certaines banquettes, moquettes à damiers bicolores…).


Avec ses pilastres aux chapiteaux corinthiens, le hall d’entrée de la Maison Favart ressemble à un palais, un temple du souvenir où les tableaux et les photos qui ornent les murs sont la mémoire de l’un des plus célèbres couples de théâtre parisien : Charles-Simon Favart, et Justine Duronceray, plus connue sous le nom de « Mademoiselle Chantilly ».

Avec ses pilastres aux chapiteaux corinthiens, le hall d’entrée de la Maison Favart ressemble à un palais, un temple du souvenir où les tableaux et les photos qui ornent les murs sont la mémoire de l’un des plus célèbres couples de théâtre parisien : Charles-Simon Favart, et Justine Duronceray, plus connue sous le nom de « Mademoiselle Chantilly ».
©DR


Proche de l’hôtel Daniel du 8ème arrondissement, la Maison Favart fait partie de ces petits bijoux, aux antipodes des grands ensembles hôteliers parfois très impersonnels. L’atmosphère est réchauffée en ces premiers jours pluvieux de mai, par un feu de cheminée dans la salle à manger, des petits déjeuners où un personnel très attentionné attend les clients et touristes, avant qu’ils ne s’éparpillent pour visiter la capitale.


Toile de Jouy, tissus Pierre Frey, ornent chaque chambre qui est décorée de manière différente, en reprenant un thème cher à l’Opéra et à l’amour. Carmen, la costumière, les toits de l’Opéra, voyage en Chine, le baiser : autant de souvenirs, sûrement des premiers occupants, Monsieur et Madame Favart, couple d’artistes et amants passionnés qui furent, au XIXème siècle, auteur et librettiste, comédienne et danseuse….


Le vert anis s’allie au chocolat, et confèrent au lobby une ambiance aussi moderne que chaleureuse. Face aux tables basses Tulip d’Eero Saarinen pour Knoll, les bergères à oreilles prennent des atours contemporains en reposant sur un tapis à damiers.

Le vert anis s’allie au chocolat, et confèrent au lobby une ambiance aussi moderne que chaleureuse. Face aux tables basses Tulip d’Eero Saarinen pour Knoll, les bergères à oreilles prennent des atours contemporains en reposant sur un tapis à damiers.
©DR


Ce charmant hôtel 4 étoiles n’appartient à aucune grande chaine, mais à des propriétaires tombés sous le charme de ses pièces intimistes. Il vient de fêter son 1er anniversaire, et on lui en souhaite beaucoup d’autres encore.


La Maison Favart

5, rue de Marivaux

75002 Paris

Tél : 01 42 97 59 83

www.lamaisonfavart.fr


Une suite élégante et raffinée, dans des tons pourpres et or. Les passementeries qui ornent les rideaux, les murs et les couvre-lits, donnent à cette suite un air d’opéra.

Une suite élégante et raffinée, dans des tons pourpres et or. Les passementeries qui ornent les rideaux, les murs et les couvre-lits, donnent à cette suite un air d’opéra.
©DR