Halte gourmande au Château de Courban

Michel Tanguy
La superbe bâtisse aux murs saumonés impressionne aussitôt le portail franchit. Et encore davantage une fois l’album des travaux de rénovation feuilleté. Car il aura fallu de l’imagination et de la détermination à Pierre Vandendriessche quand, en 1998, il est tombé sous le charme de cette bâtisse bourguignonne du XIXème siècle, avant qu’elle ne soit le Château de Courban d’aujourd’hui.
La superbe bâtisse du XIXème, entièrement rénovée grâce à l’énergie de Pierre Vandendriessche.

La superbe bâtisse du XIXème, entièrement rénovée grâce à l’énergie de Pierre Vandendriessche.
©Michel Tanguy


À l’origine l’imposante bâtisse usée par le temps trônait sur un terrain en friche où il y avait tout à faire. Il a fallu toute l’énergie et l’audace de cet entrepreneur lillois pour construire de toute pièce – ou presque – le superbe établissement qui accueille aujourd’hui les clients de passage.



Si cette maison se destinait à recevoir la famille et les amis, ce sont les chasseurs - nombreux à patrouiller la région durant la saison du gibier - qui ont modifié la destinée du Château de Courban. En recherche d’un gîte et d’un couvert, ils ont sonné à la porte de Pierre Vandendriessche. L’accueil n’a pas pu se faire la première année, mais la promesse leur fût faite que la suivante, la maison serait prête à les accueillir.



Le petit salon de la maison principale.

Le petit salon de la maison principale.
©Michel Tanguy




La maison familiale passe dans la catégorie « Maison d’hôtes » après réfection des deux premiers étages du bâtiment, et s’improvise « table » pour satisfaire l’appétit des premiers clients en attente du gîte et du couvert. Suivra une demande de réception pour que se construise un espace dédié de 600 m². Puis, c’est à l’arrivée de son fils Jérôme, au début des années 2000, que la maison d’hôtes devient un bel hôtel avec restaurant et piscine.



La chambre du pigeonnier où les boulins, niches dans le mur qui servent de nid aux pigeons, sont restés apparents.

La chambre du pigeonnier où les boulins, niches dans le mur qui servent de nid aux pigeons, sont restés apparents.
©Michel Tanguy




En 2010, lorsque son second fils, Frédéric, rejoint l’aventure, la qualité des chambres est nivelée afin d’offrir un accueil similaire à tous les clients. Le spa est affilié NUXE® et le restaurant se voit doté d’un chef.  En 2015, la cuisine du restaurant est entièrement refaite pour accueillir Takashi Kinoshita, chef d’origine japonaise qui devrait amener la cuisine du restaurant dans les sphères de la gastronomie.



La fraîcheur de crustacé.

La fraîcheur de crustacé.
©Michel Tanguy




Le chef Takashi Kinoshita arrivé en février dernier se sent déjà à l’aise dans sa nouvelle région, proposant un intéressant travail du gibier local et des produits de saison. Dans les plats à retenir, une « Fraîcheur de crustacé » exemplaire dans son harmonie de textures et de saveurs. Une magnifique langoustine en kadaïf avec jus de mizuna, légume vert japonais, et crème acidulée. Cuisson ad hoc pour le rouget du Finistère et son risotto à l’encre de seiche, excellent Salmis de perdreaux, mousseline de châtaigne et jus corsé.



La langoustine en kadaïf.

La langoustine en kadaïf.
©Michel Tanguy




Sur la route des vins ou pour une visite du site de Colombey-les-Deux-Eglises situé à 50 minutes, le Château de Courban semble être une halte idéale avec ses chambres spacieuses et confortables. Coup de cœur pour le pigeonnier qui offre une expérience singulière et pour son restaurant dont la carte des vins mérite aussi que l’on s’y attarde.



Très joli salmis de perdreaux.

Très joli salmis de perdreaux.
©Michel Tanguy




Le Château de Courban & Spa

7, rue du Lavoir

21520 COURBAN

www.chateaucourban.com



Le rouget avec une cuisson ad hoc par le chef japonais Takashi Kinoshita !

Le rouget avec une cuisson ad hoc par le chef japonais Takashi Kinoshita !
©Michel Tanguy