La Panacée, un centre de culture contemporaine, d’un genre nouveau

Agnès Zamboni
Lieu de rencontres, d’échanges et d’expérimentations artistiques de Montpellier, la Panacée est un espace ouvert et toujours en mouvement, comme l’art.
Les galeries ajourées, qui entourent le patio selon un principe de cloître, sont désormais à l’intérieur du bâtiment.

Les galeries ajourées, qui entourent le patio selon un principe de cloître, sont désormais à l’intérieur du bâtiment.
©Brice Pelleschi

Une histoire unique


Certaines parties anciennes du bâtiment, dans le centre de ressources, par exemple, ont été redécouvertes à l’occasion de la réhabilitation du bâtiment. Collège Royal de médecine de la fin du XVème siècle à la fin du XVIIIème siècle, il devient ensuite, Ecole Spéciale de Pharmacie, puis Laboratoire National de Santé. Ce lieu a toujours été marqué par l’expérimentation. A l’issue d’un concours architectural pour réhabiliter le bâtiment, la ville de Montpellier a confié en 2007, la maîtrise d’œuvre  du chantier à l’architecte Jean-Luc Lauriol et au scénographe Henri Rouvière. Lors de la deuxième phase de travaux, ciblée sur l’aménagement du niveau rez-de-chaussée, accessible au public, le scénographe Franck Fortecoëff s’est alors associé au projet scénographique, et a finalisé notamment l’auditorium, les galeries et le Centre de Ressources.


24 lignes, composées de 24 travées, créées par 1024 Architecture et Stéphane Grimaud, est une installation artistique réalisée pour l’accueil et le café du centre. Elle permet  de moduler l’ambiance de la salle (avec des lumières et des sons différents), et de s’adapter au rythme des activités du lieu.

24 lignes, composées de 24 travées, créées par 1024 Architecture et Stéphane Grimaud, est une installation artistique réalisée pour l’accueil et le café du centre. Elle permet de moduler l’ambiance de la salle (avec des lumières et des sons différents), et de s’adapter au rythme des activités du lieu.
©Brice Pelleschi


Un projet unique


Une façade blanche a été dressée dans le patio pour marquer la continuité du lieu, entre le centre d’art et la résidence universitaire gérée par le CROUS à l’étage. Le projet architectural souligne le patio comme structure fondamentale du lieu, un quadrangle autour duquel s’organisent l’ensemble des circulations, des espaces et des fonctions du centre. La rénovation a aussi bénéficié d’un métissage d’influences et de la synergie de différentes collaborations dans sa conception architecturale et ses aménagements.


Des espaces et des volumes ont été dégagés, pour créer des salles d’exposition vastes et lumineuses.

Des espaces et des volumes ont été dégagés, pour créer des salles d’exposition vastes et lumineuses.
©Brice Pelleschi


Des intervenants multiples


Et plusieurs projets en interne se sont développés. Dans le Café du Centre, une structure composée de 24 lignes et travées imaginée par 1024 Architecture  permet de moduler l’espace. Une ligne spécifique de sièges a été créée par les designers du groupe Cigüe, à partir de la chaise Muller 510. Le designer Sébastien Cordoléani a dessiné un mobilier modulable en collaboration avec la société Tolix, et Coloco, un atelier de création multidisciplinaire a réalisé une installation paysagère dans le patio.


Que pensez-vous que cette méthode participative pour créer un lieu ?


Un auditorium, traité en bois, a été recréé dans l’ancien amphithéâtre.

Un auditorium, traité en bois, a été recréé dans l’ancien amphithéâtre.
©Brice Pelleschi


Contact :


La Panacée

Centre de Culture contemporaine de Montpellier

14, rue de l’Ecole de Médecine

34000 Montpellier

Tél. : 04 34 88 79 79

Mail : info@lapanacee.org

www.lapanacee.org


Le projet paysager de Coloco, atelier pluridisciplinaire, vise à faire évoluer la composition végétale actuelle du patio.

Le projet paysager de Coloco, atelier pluridisciplinaire, vise à faire évoluer la composition végétale actuelle du patio.
©Brice Pelleschi


La Panacée est un palimpseste d’architectures qui s’étagent du XIIème siècle aux années 1950.

La Panacée est un palimpseste d’architectures qui s’étagent du XIIème siècle aux années 1950.
©Brice Pelleschi


Le mobilier modulable signé du designer Sébastien Cordoléani pour les bureaux, l’espace pédagogique et le vestiaire public est en bambou, avec système de piètement réversible original réalisé par Tolix, autorisant  2 hauteurs de bureaux et de tables. Des luminaires en liège ont été choisis.

Le mobilier modulable signé du designer Sébastien Cordoléani pour les bureaux, l’espace pédagogique et le vestiaire public est en bambou, avec système de piètement réversible original réalisé par Tolix, autorisant 2 hauteurs de bureaux et de tables. Des luminaires en liège ont été choisis.
©Brice Pelleschi