Double greffe réussie pour vivifier l’espace

Agnès Zamboni
Nouvelle vie pour cette petite maison de l’agglomération nantaise, qui s’ouvre désormais côté jardin et s’intègre, avec son extension et sa surélévation, parfaitement dans le tissu urbain.
L’ensemble de la surélévation est traité à l’identique de l’existant, en enduit blanc. Des volets coulissants en bois viennent rappeler le bardage de l’extension en red cedar.

L’ensemble de la surélévation est traité à l’identique de l’existant, en enduit blanc. Des volets coulissants en bois viennent rappeler le bardage de l’extension en red cedar.
©DR, Nicolas Masurel

Une construction du passé


Cette maison, construite au début du XXème siècle, composée d’un sous-sol, d’un rez-de-chaussée et de combles, était devenue trop petite. Encadrée par deux autres constructions, elle possédait un jardin au nord et s’ouvrait sur la rue, au sud. Sa situation et sa configuration entraient dans le cadre typique urbain d’une ville de province de moyenne importance. Un modèle aujourd’hui dépassé… Les propriétaires souhaitaient agrandir leur demeure, pour créer une grande pièce-à-vivre conviviale et lumineuse qui s’ouvre sur le jardin. Le projet proposé par l’architecte Nicolas Masurel offre l’avantage de ne pas dénaturer la façade sur rue, caractéristique du quartier. Et il crée une relation plus forte avec l’extérieur.   


Le toit terrasse de l’extension est végétalisé.

Le toit terrasse de l’extension est végétalisé.
©DR, Nicolas Masurel


Un projet d’ouverture


A l’origine, les pièces de vie du rez-de-chaussée  se trouvaient à 1,30 m au dessus du niveau du jardin. « L’extension a été implantée à un niveau intermédiaire, afin que l’espace destiné à devenir le salon reste associé à la fois à la maison d’origine, et au jardin. Pour conserver de la lumière, dans la partie centrale de la maison, un volume en partie haute s’ouvrant sur le ciel se glisse entre le salon et le bâtiment d’origine. Ses dimensions sont dictées par l’avancement de la maison voisine, pour respecter les vues et l’ensoleillement. Par souci d’équilibre, la surélévation, quant à elle, a été implantée contre le pignon oriental, là où la construction voisine s’avance doucement», explique Nicolas Masurel. Et on a joué sur plusieurs matériaux et volumes différents dans l’esprit des maisons du quartier. 


L’extension  posée sur la terrasse en ipé, sans lien avec la pelouse, semble flotter au-dessus du jardin.

L’extension posée sur la terrasse en ipé, sans lien avec la pelouse, semble flotter au-dessus du jardin.
©DR, Nicolas Masurel


Du bois sur tous les tons


Les murs de l’extension et la surélévation sont composés de panneaux en ossature bois, avec isolant en laine de bois entre les montants. Ce procédé offre une isolation thermique naturelle, en hiver et en été. Bardage en red cedar à l’extérieur, terrasse en ipé, parquet à l’intérieur, la chaleur du bois s’impose ici pour ses avantages esthétiques comme techniques.


Que pensez-vous du résultat ?


Plan du rez de chaussée

Plan du rez de chaussée
©DR, Nicolas Masurel


Descriptif technique :

SHON : 138 m² dont 26 m² d’extension et de surélévation

Année de création : 2009/2010

Durée de l’étude : 11 mois

Durée du chantier : 7 mois

Montant des travaux : non communiqué

Dispositif énergétique : ré-isolation de la toiture avec végétalisation qui augmente rupture thermique entre extérieur et intérieur, remplacement des menuiseries côté jardin,  rajout d’un insert pour chauffage avec cheminée dont profitent l’extension et la trémie ouverte

Performances énergétiques : équivalent RT 2012


Réalisation :

Nicolas Masurel, architecte DPLG

3, rue de Clermont, 44000 Nantes

Tél. : 02 53 55 83 34 et 06 27 26 29 03

www.koutok-architecture.fr

Mail : nmasurel@koutok-architecture.fr


Des ouvertures pratiquées dans la façade nord de l’extension capturent la lumière naturelle.

Des ouvertures pratiquées dans la façade nord de l’extension capturent la lumière naturelle.
©DR, Nicolas Masurel


Plan du premier étage

Plan du premier étage
©DR, Nicolas Masurel