Près des Puces de Saint-Ouen, une réhabilitation totale

Agnès Zamboni
Tout transformer sans dénaturer le lieu, c’est le challenge que s’est imposé l’architecte Mélanie Lallemand Flucher pour donner une nouvelle vie à cette maison de maraîcher.
Côté jardin, le salon s’ouvre sur l’arrière de la maison. Les ouvertures extérieures ont été épurées au maximum, avec des menuiseries en aluminium conçues en ouvrant caché.

Côté jardin, le salon s’ouvre sur l’arrière de la maison. Les ouvertures extérieures ont été épurées au maximum, avec des menuiseries en aluminium conçues en ouvrant caché.
©DR


Une nouvelle donne



« Située en limite de Paris, la construction initiale comportait plusieurs appartements et abritait 4 générations d’une même famille. Toutes les pièces étaient étroites et ne profitaient pas de la vue sur la cour bordée par des ateliers en contrebas. Autrefois on vivait sur la rue. L’originalité du projet a été de retourner la maison sur la cour intérieure transformée en jardin en inversant les pièces de vie, et de créer une perspective verticale dès l’entrée, pour « plonger» dans l’espace de verdure. Aujourd’hui, on entre dans cette maison par l’étage légèrement au-dessus du niveau de la rue, par le biais d’une petite cour anglaise et d’un escalier en fer à cheval datant du siècle dernier », explique Mélanie Lallemand Flucher, l’architecte. Côté rue, la construction a conservé son identité de maison de maraîcher du quartier, avec son allure rétro et ses couleurs blanc et bleu existantes. Côté jardin, les deux façades se font écho, l’une contemporaine et l’autre charmante et passéiste.



La cuisine ouverte est située au second niveau. Elle est séparée de l’entrée principale par un pan de mur.

La cuisine ouverte est située au second niveau. Elle est séparée de l’entrée principale par un pan de mur.
©Hélène Hilaire




Un espace totalement remanié



L’architecte a beaucoup décloisonné pour créer des nouveaux espaces de vie. Elle a agrandi la trémie de l’escalier qui, autrefois, était de forme hélicoïdale avec une fenêtre en verre cathédrale. La maison est désormais caractérisée par un équilibre parfaitement réalisé entre des grands espaces à vivre et des zones plus intimes. Les chambres d’enfant composent une « sorte de maison dans la maison ». Et dans cette maison qui peut évoluer en fonction des besoins de la famille, le grenier disposant d’une belle hauteur sous faîtage pourra être ultérieurement aménagé en chambre d’amis, dortoir pour les copains des enfants, salle de jeux… Une affaire à suivre !



La salle de bains bénéficie de la lumière naturelle et du soleil le matin. Le sol est recouvert d’un parquet en Merbau imputrescible. Le meuble vasque suspendu facilite le nettoyage. Incrusté dans le tablier de la baignoire, une trappe permet l’accès à un rangement pour les produits ménagers.

La salle de bains bénéficie de la lumière naturelle et du soleil le matin. Le sol est recouvert d’un parquet en Merbau imputrescible. Le meuble vasque suspendu facilite le nettoyage. Incrusté dans le tablier de la baignoire, une trappe permet l’accès à un rangement pour les produits ménagers.
©DR




Un grand sens pratique



Les travaux ont été effectués par phases successives pour permettre aux propriétaires de vivre dans les lieux pendant toute leur durée. La maison est habitée dans sa totalité depuis 2009. Elle totalise 180 m² habitables auxquels s’ajoutent de grandes  dépendances. Le confort au quotidien n’a pas été oublié avec un vide-linge dans chaque chambre qui aboutit dans la buanderie, des rangements pour les produits ménagers habilement cachés dans chaque pièce et un système d’aspiration centralisée qui facilitent les tâches ménagères. 



Renseignements :

Mélanie Lallemand Architectures

34, rue de l’Hermet

93400 Saint-Ouen

Tél. : 01 40 12 88 39  

Mail : agence@melanielallemandarchitectures.com

www.melanielallemandarchitectures.com



Au rez-de-jardin, le séjour et salon communique avec l’extérieur et se prolonge avec une grande terrasse en bois de 21 m² entourée de végétation persistante et de fleurs qui apprécient l’ombre. Aux abords de la maison, les pavés existants ont été conservés. Le jardin est encadré par deux dépendances qui ferment le terrain.

Au rez-de-jardin, le séjour et salon communique avec l’extérieur et se prolonge avec une grande terrasse en bois de 21 m² entourée de végétation persistante et de fleurs qui apprécient l’ombre. Aux abords de la maison, les pavés existants ont été conservés. Le jardin est encadré par deux dépendances qui ferment le terrain.
©DR




Côté rue, la maison offre 12,5 mètres de façade, soit 7 mètres auxquels s’ajoute l’entrée du garage. Au rez-de-chaussée, les chambres des enfants sont séparées de la suite parentale.

Côté rue, la maison offre 12,5 mètres de façade, soit 7 mètres auxquels s’ajoute l’entrée du garage. Au rez-de-chaussée, les chambres des enfants sont séparées de la suite parentale.
©DR




Astucieuse, la chambre des parents est aussi dotée d’une porte coulissante qui cache un rangement d’appoint. Dans l’épaisseur du coffrage de la porte, une colonne pour le linge sale permet le descendre et de le regrouper d’un simple geste dans la buanderie.

Astucieuse, la chambre des parents est aussi dotée d’une porte coulissante qui cache un rangement d’appoint. Dans l’épaisseur du coffrage de la porte, une colonne pour le linge sale permet le descendre et de le regrouper d’un simple geste dans la buanderie.
©Hélène Hilaire




Dans le mur qui sépare l’entrée de la cuisine, un placard intégré pour les provisions, de 30 cm de profondeur, joue les monochromies façon Piet Mondrian. Ses portes ont été travaillées en aplats de couleurs primaires comme un tableau contemporain.

Dans le mur qui sépare l’entrée de la cuisine, un placard intégré pour les provisions, de 30 cm de profondeur, joue les monochromies façon Piet Mondrian. Ses portes ont été travaillées en aplats de couleurs primaires comme un tableau contemporain.
©Hélène Hilaire




Les deux chambres d’enfants 
sont reliées à une mezzanine communicante qui constitue « une maison dans la maison ». La poutraison mise en couleur anime l’espace.

Les deux chambres d’enfants 
sont reliées à une mezzanine communicante qui constitue « une maison dans la maison ». La poutraison mise en couleur anime l’espace.
©Hélène Hilaire




Le jardin en contrebas est une réelle surprise pour le visiteur car totalement caché de la vue depuis la rue. Il dévoile également des dépendances ancien atelier en bois qui rappelle l’authenticité du quartier tout en apportant le charme d’un esprit «maison de campagne».

Le jardin en contrebas est une réelle surprise pour le visiteur car totalement caché de la vue depuis la rue. Il dévoile également des dépendances ancien atelier en bois qui rappelle l’authenticité du quartier tout en apportant le charme d’un esprit «maison de campagne».
©Hélène Hilaire







La chambre des parents est dotée de stores coulissants sur trois rails différents pour moduler la lumière. Panneaux japonais opaques et voilages permettent de choisir le type d’occultation, totale ou semi-translucide

La chambre des parents est dotée de stores coulissants sur trois rails différents pour moduler la lumière. Panneaux japonais opaques et voilages permettent de choisir le type d’occultation, totale ou semi-translucide
©Hélène Hilaire




Le jardin d’origine possédait une poésie un peu sauvage qui a séduit les nouveaux propriétaires.

Le jardin d’origine possédait une poésie un peu sauvage qui a séduit les nouveaux propriétaires.
©DR