Une rénovation qui donne du panache à une villa du sud

Agnès Zamboni
Cette villa située à Ramatuelle, construction des années 1970, a trouvé son style, grâce à une restauration en profondeur. Deux ans de travaux pour qu’elle affiche une façade qui mêle accents provençaux et coloniaux.
Cette villa, située à Ramatuelle et rénovée sans ostentation, affiche une nouvelle façade aux ouvertures re-proportionnées (34 menuiseries de la gamme Estibelle, entièrement fabriquées sur mesure dans l’usine Atulam de Jarnages, en Creuse) La véranda qui dessine un repli dans la façade et la terrasse du premier niveau, accompagnant la chambre principale, donnent du relief à l’ensemble.

Cette villa, située à Ramatuelle et rénovée sans ostentation, affiche une nouvelle façade aux ouvertures re-proportionnées (34 menuiseries de la gamme Estibelle, entièrement fabriquées sur mesure dans l’usine Atulam de Jarnages, en Creuse) La véranda qui dessine un repli dans la façade et la terrasse du premier niveau, accompagnant la chambre principale, donnent du relief à l’ensemble.
©Salah Benacer


Un contexte particulier



« Avec ses balcons aux volumes inadaptés, il était question de la démolir. Les propriétaires ont finalement fait le choix de la rénover de A à Z. Nous avons profité de l’absence de limite d’emprise au sol pour dessiner deux terrasses qui ré-équilibrent la forte masse de la maison, offrant une surface de 170 m² à laquelle s’ajoute une dépendance de 55 m² », raconte Laurent Delmotte, architecte d’intérieur, qui effectue des missions complètes de rénovation, du gros œuvre au choix de mobilier. Il s’est inspiré des habitations de la Côte Normande, de celles d’Arcachon, du lexique provençal et colonial pour attribuer, à cette construction, une nouvelle identité, et donner à l’extension une existence légale. La surface de la maison initiale n’a pas évolué, mais à l’extérieur, les terrasses jouent avec le volume du bâtiment et dessinent des prolongements qui le valorisent.



Côté jardin, l’allée est composée d’un dallage de pierre travaillé à l’ancienne. Les ouvertures ont été modifiées en fonction de la réaffectation de certaines pièces, dont l’usage avait été transformé.

Côté jardin, l’allée est composée d’un dallage de pierre travaillé à l’ancienne. Les ouvertures ont été modifiées en fonction de la réaffectation de certaines pièces, dont l’usage avait été transformé.
©Salah Benacer




Ni moderne, ni traditionnelle, ni néo-régionaliste…



« Nous avons réordonnancé les ouvertures, travaillé les détails décoratifs (clocheton, croisillon des garde-corps…) et donné à l’ensemble de la construction une allure de maison de vacances pour la villégiature », continue Laurent Delmotte, qui a aussi choisi une gamme de couleurs volontairement réduite déclinant des tons de gris, vert de gris faisant écho aux teintes des cyprès et des pins environnants. Et cette palette participe à la nouvelle élégance de la bâtisse. Le toit est chapeauté de tuiles anciennes de récupération aux teintes nuancées. Les menuiseries extérieures neuves et la véranda apportent un supplément de confort et de lumière. Les dallages de sol mixent carreaux anciens et neufs pour décliner une gradation de tons naturels et une patine subtile de tons. A l’intérieur, les peintures ont été travaillées, à partir d’une base de couleur mastic, et appliquées avec une finition au chiffon, grattée et brossée. Un durcissement des fonds donne aux murs une belle texture propre à créer un élément de décor. Seule la chambre des maîtres de maison a été recouverte d’une teinte vert pâle.



Au premier niveau, la nouvelle terrasse offre un espace privilégié en continuité de la chambre principale.

Au premier niveau, la nouvelle terrasse offre un espace privilégié en continuité de la chambre principale.
©Salah Benacer




Un environnement recomposé



On a également modifié les accès. L’entrée principale s’effectue par le biais d’un pont qui enjambe un ruisseau, et un second accès a été prévu, derrière la maison et côté jardin, avec un portillon. Le jardin a aussi été restructuré avec une allée centrale. On a préservé des pins centenaires et fragiles, car enracinés très près du sol. On a créé deux bosquets, replanté des arbres locaux comme des figuiers…



Que pensez-vous du résultat ?



Renseignements :

Property Développement


Laurent Delmotte, architecte d’intérieur

5, Aire du Chemin

83990 Saint-Tropez

Tél. 06 18 23 76 41



Menuiseries Bois Atulam

La Roussille, 23140 Jarnages

Tél. : 05 55 80 90 39

www.atulam.fr



Le vert de l’envers de la feuille de l’olive a été choisi comme teinte de base et couleur extérieure de référence. La façade est recouverte d’un enduit traditionnel peint avec des nuances de beige et blanc cassé. La teinte est plus soutenue sous les avant-toits.

Le vert de l’envers de la feuille de l’olive a été choisi comme teinte de base et couleur extérieure de référence. La façade est recouverte d’un enduit traditionnel peint avec des nuances de beige et blanc cassé. La teinte est plus soutenue sous les avant-toits.
©Salah Benacer




Une pergola en fer est prévue pour recevoir des espèces de plantes grimpantes comme les bougainvillées.

Une pergola en fer est prévue pour recevoir des espèces de plantes grimpantes comme les bougainvillées.
©Salah Benacer