Des petits vins de l’été

Alix Baboin-Jaubert
Un vin de Loire, un Chateauneuf-du-Pape et un graves rouge qui dit mieux pour commencer l’été ?
Pascal Jolivet présente ses vins de Tourraine et du Val de Loire. A droite, son Pouilly-fumé riche et minéral, et à gauche le Chateauneuf-du-Pape blanc biologique, château de Gigognan, Clos du Roi Blanc.

Pascal Jolivet présente ses vins de Tourraine et du Val de Loire. A droite, son Pouilly-fumé riche et minéral, et à gauche le Chateauneuf-du-Pape blanc biologique, château de Gigognan, Clos du Roi Blanc.
©DR

D’un côté Pascal Jolivet à la tête de 42 hectares de vignoble sur les appellations Sancerre, Pouilly-fumé et Touraine, de l’autre Jacques Callet et ses 72 hectares de vignes offrant le château Gigognan, proche d’Avignon, fier de son Chateauneuf-du-Pape superbe. Enfin, un graves Grand Enclos du château de Cérons, magnifique et généreux.  


Pouilly-fumé,  une appellation discrète, mais ô combien fameuse, située à quelques 200 km de Paris, donne ici par la science et la philosophie de Pascal Jolivet, un vin riche et minéral, tout en finesse. A 100% sauvignon, cépage appelé aussi « Blanc fumé », le vin puise sa substance dans un sol calcaire, siliceux et argilo-calcaire. La cuvée rassemble des expressions différentes pour donner un vin complexe, d’une belle personnalité et d’une vivacité affriolante.


La robe est limpide,


A reflets verts, le nez d’agrume avec des accents de fruits jaunes mêlés au parfum de  la verveine et du genêt. La bouche ample d’un bel équilibre entre rondeur et acidité, trouvera une parfaite expression avec un poisson à la crème, un risotto aux coquilles Saint Jacques, un chèvre à point. Servez-le à 14°C.


Après avoir dégusté le poisson avec ce Pouilly-fumé,


Voilà l’heure des poulardes à la crème, du ris de veau en feuilleté ou du vieux comté. Ce Chateauneuf-du-Pape blanc, château de Gigognan, issu d’un raisin cultivé en agriculture biologique, provient des cépages roussanne, grenache blanc, clairette et bourboulenc. Le vin offre à l’œil  une robe limpide dorée. Il exalte des arômes de pamplemousse confit, de fruits exotiques comme la mangue et le litchi avec des notes de brioche. Dès la première gorgée, on est surpris par la puissance du vin, sa texture ronde et soyeuse, avec une finale subtilement épicée. Un grand vin élégant et joyeux qui accompagnera à merveille des mets fins et recherchés.


Pour clore ce repas royal,


Voici un graves rouges 2008, du château de Cérons, issu de vignes âgées de 25 ans, au sol graveleux comme il se doit dans cette appellation bordelaise. Mi merlot-mi cabernet sauvignon, deux cépages travaillés  en agriculture raisonnée, ce vin est élevé en barrique pendant 14 mois. Résultat : une robe sombre tirant sur le noir, un nez ouvert, aux effluves vanillées, aux notes de fruits rouges très murs. En bouche, une attaque vive due aux tannins encore jeunes mais déjà agréables au palais, un équilibre déjà présent. Un vin qui peut se boire dés maintenant avec une côte de bœuf, un foie de veau déglacé, des côtelettes d’agneau….


 


Cuvée Pascal Jolivet, Pouilly-fumé 2010, 14 € la bouteille. Tel : 02 48 78 60 00 et www. Pascal-jolivet.com


Chateauneuf-du-Pape Clos du Roi Blanc 2008, château de Gigognan, 31,50 € la bouteille chez les cavistes.


Graves  Grand Enclos du château de Cérons, 21 € la bouteille