Les filets de poissons : de la boîte à l’assiette

Christian de Rivière
Du nouveau dans les conserveries françaises de poissons : les fabricants s’associent pour créer une charte avec 8 engagements pour des conserves goûteuses, respectueuses et de haute qualité.
Une charte avec 8 engagements a été créée par les fabricants de poissons en conserve pour respecter la planète. Elle stipule, entre autres, qu’il faut utiliser les restes d’huile pour les chaudières, et fabriquer des boîtes en fer blanc pour qu’elles soient 100 % recyclables à l’infini.

Une charte avec 8 engagements a été créée par les fabricants de poissons en conserve pour respecter la planète. Elle stipule, entre autres, qu’il faut utiliser les restes d’huile pour les chaudières, et fabriquer des boîtes en fer blanc pour qu’elles soient 100 % recyclables à l’infini.
©FIAC Philippe Asset ADOCOM

En France, de nombreuses entreprises vendent des aliments conservés : des légumes, des champignons, du foie gras… et du poisson. Et dans l’univers des poissons en conserves, les 16 conserveries principales représentant 98 % des parts de marché se sont concertées pour établir une charte en 8 points permettant notamment une meilleure traçabilité, une préservation des ressources naturelles maritimes, un respect de l’environnement et optimisation des qualités nutritionnelle des poissons au moment de la mise en boîtes.


En ces temps de baisse du pouvoir d’achat des ménages, il faut souligner que les poissons en conserve demeurent les moins chères des animales : de l’apéritif au plat principal, en passant par une salade composée pour déjeuner dehors, et même au tout simple, mais efficace, sandwich aux sardines pour les randonnées en montagne.


Dans l’hexagone, le poisson en conserve le plus consommé reste le thon, mais on retrouve aussi le maquereau, la sardine, et quelques autres de façon plus anecdotique. Ces derniers sont généralement transformés en soupes de poisson, en tartinables type rillettes de saumon, etc. La stérilisation réalisée dans un emballage étanche permet d’obtenir un produit très similaire à celui à l’état naturel.


Avec 313 millions de boîtes de poissons en conserves consommées pour l’année 2013, les Français sont friands de ces protéines bon marché, en moyenne environ 8 € le kilo, poids net égoutté !


Et pour aller au-delà du maquereau au vin blanc, sachez qu’on peut, à l’instar de la chef doublement étoilée Hélène Darroze, cuisiner à partir de poissons en conserves : caviar d’aubergines avec sardines à l’huile et fromage de chèvre fais, ventrêche de thon confite avec tomates et basilic…


Péchés loin des côtes, les poissons en conserves sont des poissons sains.

Péchés loin des côtes, les poissons en conserves sont des poissons sains.
©UPPIA P. Gorostarzu