Le lustre, le choix d’un luminaire grand luxe

Clément Martin
Alors qu’il possédait une image classique et stéréotypée, le lustre retrouve un nouveau souffle, en s’imposant ces dernières années. Allumons la lumière sur ce phénomène, qui brille avec l’éclat de milles feux.
Dessiné par Philip Starck, le lustre « Marie Coquine » de Baccarat présente une structure en zénith blanc, surmonté d’un incongru parapluie. Objet décalé, il revisite avec humour la forme classique du luxe, pour la réinventer dans une nouvelle dimension.

Dessiné par Philip Starck, le lustre « Marie Coquine » de Baccarat présente une structure en zénith blanc, surmonté d’un incongru parapluie. Objet décalé, il revisite avec humour la forme classique du luxe, pour la réinventer dans une nouvelle dimension.
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Symbole d’élégance et de faste, le lustre est le luminaire décoratif par excellence, grâce à son assemblage toujours plus audacieux de pampilles. Jouant le rôle de réflecteur, la lumière vient se refléter sur la surface du cristal, pour mieux se diffuser dans l’ensemble de la pièce, en accentuant la clarté. Même si l’électricité a rendu caduque cet aspect technique d’accentuation de la lumière, le lustre garde une certaine aura de prestige, ce qui explique son succès encore à notre époque. Issu du l’italien « Lustro », le terme lustre correspond à un aspect de la lumière, relatif à sa brillance. De différentes formes, il peut s’amuser avec la simplicité du bois, solidifié par un cercle de métal, ou se faire plus complexe, dans de savantes réalisations, qui défient les lois de la nature.


Suspendu par un système de liens en bronze oxydé, le lustre « Chaîne » d’Ombres et Facettes s’amuse à mélanger les époques du Moyen-Age à la Belle Epoque, qui montre la belle évolution de ce luminaire.

Suspendu par un système de liens en bronze oxydé, le lustre « Chaîne » d’Ombres et Facettes s’amuse à mélanger les époques du Moyen-Age à la Belle Epoque, qui montre la belle évolution de ce luminaire.
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Développé à partir du Moyen-Age, le lustre orne d’abords les églises et les châteaux, où l’éclairage est un réel problème. A cause de leurs dimensions gigantesques et leurs petites ouvertures, les pièces sont souvent plongées dans l’obscurité, nécessitant une lumière puissante pour combattre les ténèbres. De ce fait, le lustre apporte une solution technique et esthétique, en favorisant une plus grande expansion de la clarté. Originalement, le cristal n’est pas son matériau de prédilection ; il s’agit d’installations fabriquées en bois, soutenues par un cercle de fer pour rigidifier l’ensemble. Muni de plusieurs branches, des bougies viennent s’incruster à chacune des extrémités, alors qu’une corde ou une chaîne permettait de descendre ou monter l’ensemble, pour les allumer ou les éteindre. Peu à peu, les tailles des lustres deviennent plus impressionnantes, comme preuve du prestige des lieux et de ses richesses.  


Conçu pour Baccarat, ce lustre « Zénith Midnight » auréole la lumière d’un certain mystère, venant transparaître dans une structure en cristal aux tonalités sombre empreinte d’un luxe vénéneux.

Conçu pour Baccarat, ce lustre « Zénith Midnight » auréole la lumière d’un certain mystère, venant transparaître dans une structure en cristal aux tonalités sombre empreinte d’un luxe vénéneux.
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A la Renaissance, le lustre se construit en métal, pour orner les lieux mondains, comme les théâtres ou les demeures à haut plafond. Ce n’est qu’au XVIIIème siècle, que le cristal devient la matière indissociable du lustre, ou pendeloques et pampilles s’insèrent au milieu des prismes. Avec le développement de l’électricité, les bougies sont remplacées par des ampoules, qui gardent souvent une forme de flamme en guise de clin d’œil. Cependant, suite à l’architecture moderne, qui tend à diminuer la hauteur sous plafond, les lustres furent remplacés par des suspensions plus simples et moins couteuses, ce qui explique leur disparition progressive.


Avec le lustre « Victoria », Flamant vous invite à Versailles, où l’accumulation de pampilles répondent aux ampoules qui prennent la forme de bougies, où la cire semble prête à couler.

Avec le lustre « Victoria », Flamant vous invite à Versailles, où l’accumulation de pampilles répondent aux ampoules qui prennent la forme de bougies, où la cire semble prête à couler.
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Malgré une histoire chargée, le lustre revient en force ces dernières années, en surfant sur la vague de la décoration XXL. Par ses dimensions, le luminaire est devenu un tour de force pour les designers, dans une recherche toujours plus audacieuse, qui doit s’adapter à tous les lieux. Au-dessus d’une table à manger, dans une entrée ou un salon, son aura influence l’ensemble de la pièce, pour un effet garanti. Si le lustre à pampilles a toujours la côté, il peut s’inscrire dans la modernité avec un choix de couleurs plus intenses, allant même jusqu’au noir, imaginé par Philip Starck pour Baccarat. Grâce à l’image qu’il renvoie, le lustre n’a pas besoin d’être clinquant, pour attirer l’œil, ce qui permet son intégration dans un intérieur moderne ou traditionnel. Quelque soit le modèle choisi, il procura un doux sentiment de chaleur.


Dans un esprit rustique, le lustre se plaît à évoquer la vie champêtre avec le modèle « Bois de cerfs » de Chehoma. D’une impression massive, le luminaire permet de mettre en valeur son matériau, qui fait la part belle à la noblesse.

Dans un esprit rustique, le lustre se plaît à évoquer la vie champêtre avec le modèle « Bois de cerfs » de Chehoma. D’une impression massive, le luminaire permet de mettre en valeur son matériau, qui fait la part belle à la noblesse.
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Aujourd’hui, s’il ne nécessite plus de hauts plafonds, il convient de le choisir selon les dimensions de sa pièce. Ne vous encombrez pas d’un lustre gargantuesque, alors que la place manque, sous peine de donner une impression d’étouffement. Plus l’espace est important, plus la taille du lustre peut être imposante ; il s’agit de l’adapter avec harmonie. Dans un jeu d’équilibre, il ne doit pas dominer la pièce, mais il ne doit pas non plus être totalement insignifiant. Sachez que certains dispositifs ont conservé un système réglable, afin de permettre de jouer sur des variations de lumières, particulièrement intéressantes pour mettre en valeur une décoration de table. N’hésitez pas à préférer et multiplier les petits formats, pour jouer sur un effet d’accumulation, en variant les formes comme dans un bouquet. En créant une véritable ambiance, le lustre peut s’orner de plusieurs ampoules dans l’ensemble de sa structure. Pour un éclairage plus spécifique, vous pouvez choisir le type montgolfière, dont les ampoules moins nombreuses sont plus grosses. Parfois, un variateur de lumière est souvent la meilleure solution, afin de régler l’intensité de la lumière selon les besoins et donner notamment une ambiance intimiste à vos dîners.


Réalisé en bronze patiné à la teinte chaude et naturelle, le lustre « Grand Siècle 12 » d’Objet Insolite s’amuse à se lier et se délier en courbes et contre-courbes, dans un esprit fantasque empreint de légèreté.

Réalisé en bronze patiné à la teinte chaude et naturelle, le lustre « Grand Siècle 12 » d’Objet Insolite s’amuse à se lier et se délier en courbes et contre-courbes, dans un esprit fantasque empreint de légèreté.
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Combinant l’aspect esthétique et pratique d’un luminaire, le lustre joue sur l’élégance de sa forme, pour créer une ambiance de prestige.


www.blancdivoire.com

www.ombresetfacettes.com

www.fourmisbleues.fr

www.kraft-decoline.com

www.lelabo-design.com

www.lamaisondebrune.com

www.designheure.com

www.delisle.fr

www.flamant.com

www.baccarat.fr

www.chehoma.com


Conçu par Elbert Draisma pour Leitmotiv sur Kraft Decoline, le lustre « Verres à vins » joue sur l’accumulation à partir d’une structure en métal chromé, qui se compose d’un total de 34 verres.

Conçu par Elbert Draisma pour Leitmotiv sur Kraft Decoline, le lustre « Verres à vins » joue sur l’accumulation à partir d’une structure en métal chromé, qui se compose d’un total de 34 verres.
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