Les meubles en châtaignier ont la cote

Clément Martin
Souplesse et durabilité dans le temps permettent au châtaignier de se prêter idéalement à la fabrication de meubles indoor et outdoor. Un succès qui se fait discret, relayé par sa redécouverte dans le monde du design.
Pour Alain Pasquier, le châtaignier se plie à toutes les fantaisies, faisant preuve d’un vrai savoir-faire. Avec Création Châtaignier, il crée un véritable ensemble de meubles, où le bois est apprécié pour ses valeurs intrinsèques.

Pour Alain Pasquier, le châtaignier se plie à toutes les fantaisies, faisant preuve d’un vrai savoir-faire. Avec Création Châtaignier, il crée un véritable ensemble de meubles, où le bois est apprécié pour ses valeurs intrinsèques.
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Utilisé depuis l’Antiquité par les tonneliers et les viticulteurs, le châtaignier est un bois dur, dont la résistance explique son succès dans l’univers de la maison. Riche en tanins, ce type de bois présente une exceptionnelle résistance à la pourriture et aux piqûres d’insectes, jouant le rôle de répulsif contre les araignées et leur toile. Si le chêne reste encore considéré comme le bois noble par excellence, le châtaignier offre un rapport qualité/prix nettement plus abordable. Son élasticité et sa souplesse lui confèrent une meilleure maniabilité, ce qui le rend plus facile à travailler. Esthétiquement, le châtaignier est un bois de couleur claire, dont les veines forment de légères lignes. L’utilisation de la vapeur permet de fixer l’écorce, pour une teinte noire, alors qu’écorcé, il présente un coloris presque blanc. Son seul défaut réside dans son changement de nuances en contact avec de l’eau, ce qui ne l’empêche pas d’être utilisé en meubles outdoor.


En bois jeune ou vieux, Alain Pasquier aime à se servir de tout bois tant qu’il s'agit de châtaignier, afin d’exploiter les forêts locales du Limousin, dans une démarche écologique qui s’exprime par le mobilier de Création Châtaignier.

En bois jeune ou vieux, Alain Pasquier aime à se servir de tout bois tant qu’il s'agit de châtaignier, afin d’exploiter les forêts locales du Limousin, dans une démarche écologique qui s’exprime par le mobilier de Création Châtaignier.
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A l’origine, l’ébénisterie s’intéresse de manière restreinte au châtaignier, limitant souvent son utilisation dans la confection de meubles de cuisine. Surtout recherché comme placage ou parquet, il connait depuis quelque temps un nouveau souffle, face à l’intérêt croissant pour le mobilier de jardin. La redécouverte des qualités esthétiques et techniques du bois redonne au châtaignier ses lettres de noblesse. Pour la 9ème édition de Jardins, Jardin aux Tuileries, il sera à l’honneur dans plusieurs stands, dont celui d’Alain Dupasquier, qui souhaite mettre en avant l’intérêt écologique et économique de cette essence. Une exposition est également organisée pour présenter les projets-lauréats du premier concours Bois Design Châtaignier. Il s’agit de dynamiser la création, à travers un bois régional, qui permet de développer un commerce équitable et de proximité. Issu de forêts françaises, le châtaignier connaît une gestion contrôlée, qui favorise une production locale.


Edité par Royal River, le fauteuil « Opéra » reprend le design des sièges Napoléon III dessinés par Charles Garnier pour les loges de son Opéra. Dessiné par J. Delatour, il est mis en valeur par le châtaignier dans toute sa noblesse.

Edité par Royal River, le fauteuil « Opéra » reprend le design des sièges Napoléon III dessinés par Charles Garnier pour les loges de son Opéra. Dessiné par J. Delatour, il est mis en valeur par le châtaignier dans toute sa noblesse.
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Bois imputrescible, il a le grand avantage de résister aux intempéries sans aucun traitement, accusant un simple changement de couleur. Ainsi, devenu gris anthracite, le bois se fond avec discrétion dans le paysage, en absolue harmonie avec le jardin. En hiver, il est tout de même préférable de mettre à l’abri son mobilier en châtaignier, afin de le conserver intact. Autant adapté à l’extérieur qu’à l’intérieur de la maison, sa couleur claire lui permet d’accrocher la lumière, comme un vecteur pour sa meilleure diffusion. La souplesse du bois confère aux sièges une assise des plus confortables, alliant charme et fonctionnalité. Sa maniabilité confère à la créativité des designers une plus grande richesse dans le vocabulaire des formes qu’il peut offrir, avec simplicité et sobriété. Pour être protégé d’éventuelles tâches, un simple traitement à l’huile de chanvre lui suffit. En guise d’entretien, le châtaignier retrouve son lustre avec un chiffon doux, mais une fois par an, il est nécessaire de lui apposer une couche de cire d’abeille.


Imaginé par Camille Khorram et Jean-Baptiste Ricatte, ce tabouret est fabriqué à partir d’une technique traditionnelle : la perche fendue. Grâce à une pièce en acier, le siège prend de la hauteur, pour une silhouette élancée.

Imaginé par Camille Khorram et Jean-Baptiste Ricatte, ce tabouret est fabriqué à partir d’une technique traditionnelle : la perche fendue. Grâce à une pièce en acier, le siège prend de la hauteur, pour une silhouette élancée.
©DR


Longtemps considéré comme un bois trop classique, le châtaignier tend à prouver le contraire, en conservant ses techniques de création traditionnelles. Dans un jeu sur la courbe, ce bois s’inscrit désormais dans des lignes plus contemporaines, où la matière est mise en valeur pour ses qualités intrinsèques.


www.creationchataignier.com

www.fr66.com

www.bianca-and-family.com

www.papiluc.fr

www.royalriver.fr

www.concoursdesignchataignier.blogspot.fr