La Belle Juliette, un lieu romantique à Paris

Agnès Zamboni
Dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés, un hôtel rend hommage à Madame Récamier, héroïne du XIXème siècle.
Le premier étage décline des couleurs poudrées et différents tons de rose, un hommage à la féminité.

Le premier étage décline des couleurs poudrées et différents tons de rose, un hommage à la féminité.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky


Une dédicace moderne



La décoration de l’hôtel La Belle Juliette propose une vision moderne du romantisme et de la convivialité urbaine qui fait écho à la personnalité de Juliette Récamier. Elle possédait l’art de recevoir et a tenu un salon littéraire très prisé, de l’âge de 15 ans jusqu’à sa mort à 72 ans. La décoratrice Anne Gelbard l’a conçu comme une variation du style Empire, remplie de poésie et d’humour. Seules les gravures et les cadres sont d’époque. Le mobilier s’inspire des créateurs scandinaves, maîtres du design contemporain. Les couleurs, spécialement créées par Anne, traduisent les différentes périodes de la vie de Juliette. Classicisme et modernité, matières nobles et haute technologie, design et confort se côtoient. L’acquisition par l’hôtel de livres anciens épuisés et de premières éditions ainsi que de revues, ont permis de découvrir l’histoire passionnante de cette femme d’exception. Des objets insolites comme des timbres, des miniatures, des cartes postales, des illustrations, des portraits, parfois d’époque, font revivre la « période de Juliette ». De nombreux éléments ont été dessinés par Anne Gelbard : tables, bureaux, chevets...



Au salon, piano et harpe comme au temps de Juliette et contraste de style des sièges qui associe une chaise médaillon Louis XV et un fauteuil des années 1960.

Au salon, piano et harpe comme au temps de Juliette et contraste de style des sièges qui associe une chaise médaillon Louis XV et un fauteuil des années 1960.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Deux hôtels en un



Côté rue, cet hôtel se compose d’un bâtiment classique « La Vie Parisienne » qui comprend 34 chambres allant de 17 m² à 35 m² dont 2 suites et 4 suites juniors. A cela s’ajoute, côté jardin, une aile « l’Abbaye-aux-Bois » qui compte 11 chambres de 19 m² à 46 m² dont une suite et un duplex. A l’origine, c’était un ancien couvent tenu par des religieuses qui louaient des appartements à des dames de la haute société désargentées. Juliette Récamier s’y est installée de retour à Paris, après son exil en Italie. Dans cette aile, on retrouve une décoration plus moderne composée de meubles design contemporains et de pièces vintage du XXème siècle, reliés par un choix audacieux de couleurs et un parquet en bois brûlé façon atelier. De nombreuses pièces de mobilier et décoration ont été chinées dans des brocantes ou chez des antiquaires à Berlin, Bruxelles, Londres…



Chambre classique du bâtiment « La Vie Parisienne » qui met à l’honneur le jaune moutarde, couleur préférée de Juliette Récamier.

Chambre classique du bâtiment « La Vie Parisienne » qui met à l’honneur le jaune moutarde, couleur préférée de Juliette Récamier.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Une ambiance à chaque étage



A chaque étage du bâtiment « La Vie Parisienne », une thématique de décoration différente. Au premier étage, c’est la rencontre entre Madame Récamier et Madame de Staël qui s’exprime à travers un univers fait de nuances et de force, miroir de leurs caractères contrastés des deux femmes qui étaient cependant très amies. Au second niveau, évocation de l’Italie qui est le pays d’exil de Juliette. Au 3ème, hommage à Chateaubriand que Juliette a notamment aidé pour mener à bien son chef-d’œuvre, Les Mémoires d’Outre-Tombe.  L’étage est construit comme les volumes de ses mémoires.  Et au 4ème, l’étage où l’on « cause », est évoqué le tourbillon social des salons littéraires et des bals… On dit que désormais c’est la plus belle adresse de la Rive Gauche. Qu’en pensez-vous ?



La chambre duplex jardin est personnalisé par un escalier très contemporain en acier et bois. Une coiffeuse et un tabouret en plastique moulé des années 1970.

La chambre duplex jardin est personnalisé par un escalier très contemporain en acier et bois. Une coiffeuse et un tabouret en plastique moulé des années 1970.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Contact :

Hôtel & Spa La Belle Juliette

92, rue du Cherche-Midi

75006 Paris

Tél. : 01 42 22 97 40

Mail : reservation@labellejuliette.com

www.labellejuliette.com



Dans l’escalier, décors subtils à l’asiatique.

Dans l’escalier, décors subtils à l’asiatique.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Dans cette chambre connectée au jardin faisant partie de l’aile contemporaine « L’Abbaye-aux-bois » au-dessus du lit, l’une des œuvres de photographes contemporains ayant participé au projet «Photo d’Hôtel, Photo d’Auteur» (www.phpa.fr). La couleur de la Toile de Jouy photographiée s’accorde avec le chemin de lit aux graphismes années 1970.

Dans cette chambre connectée au jardin faisant partie de l’aile contemporaine « L’Abbaye-aux-bois » au-dessus du lit, l’une des œuvres de photographes contemporains ayant participé au projet «Photo d’Hôtel, Photo d’Auteur» (www.phpa.fr). La couleur de la Toile de Jouy photographiée s’accorde avec le chemin de lit aux graphismes années 1970.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




La tête de lit unique de la chambre 211, réalisée à partir de morceaux de bois de récupération, est une création du designer brésilien Gezo Marques.

La tête de lit unique de la chambre 211, réalisée à partir de morceaux de bois de récupération, est une création du designer brésilien Gezo Marques.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Dans le bar, des jeux de lumière crée une ambiance différente à chaque moment de la journée.

Dans le bar, des jeux de lumière crée une ambiance différente à chaque moment de la journée.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Le salon qui peut accueillir jusqu’à 15 personnes en table banquet. Les fauteuils houssés de rouge et de rose dessinent une ambiance très couture rappelant les belles années de Christian Lacroix.

Le salon qui peut accueillir jusqu’à 15 personnes en table banquet. Les fauteuils houssés de rouge et de rose dessinent une ambiance très couture rappelant les belles années de Christian Lacroix.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Dans les salles de bains, les carreaux de céramique reprennent l’idée d’un papier plié où se jouent des reflets nacrés et irisés des mosaïques en pâte de verre.

Dans les salles de bains, les carreaux de céramique reprennent l’idée d’un papier plié où se jouent des reflets nacrés et irisés des mosaïques en pâte de verre.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Le couloir est nappé d’un bleu nocturne offre l’ambiance magique d’un rêve.

Le couloir est nappé d’un bleu nocturne offre l’ambiance magique d’un rêve.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Effet de bois brûlé travaillé en parquet et sous forme de volets, panneaux et mobilier.

Effet de bois brûlé travaillé en parquet et sous forme de volets, panneaux et mobilier.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




En plein cœur de Paris, la terrasse s’ouvre sur un jardin secret, véritable coin de Paradis.

En plein cœur de Paris, la terrasse s’ouvre sur un jardin secret, véritable coin de Paradis.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




La salle de bains de cette chambre est fermée par des portes an acier façon atelier.

La salle de bains de cette chambre est fermée par des portes an acier façon atelier.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky




Le salon mixe les références classiques et les meubles houssés de tissus unis typiques des années 1960 comme les poufs.

Le salon mixe les références classiques et les meubles houssés de tissus unis typiques des années 1960 comme les poufs.
©Jérôme d’Almeida et Soja Kalicky