Nouvelles chambres pour l’hôtel du Ministère

Anne Swynghedauw
L’architecte d’intérieur et designer François Champsaur signe le second acte de l’hôtel du Ministère, rendant hommage à l’architecture des ateliers, installés au siècle dernier dans cet édifice.
Dans un duplex, le bleu primaire à la manière d’Yves Klein exprime toute l’envolée de l’escalier en colimaçon  pour accéder à la chambre.

Dans un duplex, le bleu primaire à la manière d’Yves Klein exprime toute l’envolée de l’escalier en colimaçon pour accéder à la chambre.
©DR


Situé à deux pas de la Madeleine, l’hôtel du Ministère, remodelé par l’architecte d’intérieur François Champsaur en 2011, ajoute 18 chambres à ses 24 chambres existantes. Deux bâtiments voisins, l’un côté rue, couronné d’une verrière zénithale au dernier étage, l’autre côté cour, dotés d’une structure Eiffel en façade, communiquent désormais avec l’hôtel d’origine. La salle de petit-déjeuner, lumineuse et colorée, fait le lien entre les deux ailes. L’extension de l’hôtel du Ministère propose des chambres atypiques, en duplex ou sous verrière. Cet agrandissement met l’accent sur l’aspect convivial et intimiste d’un hôtel à taille humaine, non seulement grâce au design contemporain et graphique mais aussi aux œuvres d’art dans les chambres et les parties communes. Services sur mesure et formule tout compris complètent l’offre proposée à une clientèle exigeante et raffinée, qu’elle soit business ou familiale.



Le chêne recouvrant les têtes de lit et les ouvrants vers la salle de bains viennent adoucir les lignes géométriques conférant à l’espace une douce harmonie.

Le chêne recouvrant les têtes de lit et les ouvrants vers la salle de bains viennent adoucir les lignes géométriques conférant à l’espace une douce harmonie.
©DR




L’esprit atelier



La structure métallique d’une des façades de l’hôtel du Ministère côté cour s’inscrit dans le style architectural Eiffel de la fin du XIXème. De nombreuses chambres bénéficient d’une grande verrière en acier favorisant une ouverture lumineuse double hauteur. Deux chambres côté rue bénéficient de vues plein ciel, la tête dans les étoiles. Les chambres sont spacieuses jusqu’à 50 m² avec bureau de travail, et d’autres avec un salon convertible en second couchage. L’hôtel du Ministère accueille aujourd’hui des clients de passage venus à Paris pour affaires ou des familles en vacances dans la capitale. D’inspiration industrielle, le parti-pris est résolument graphique et géométrique; le noir et le blanc se répondent et s’associent aux touches des trois couleurs primaires dédiées à chaque chambre. Les matériaux naturels, chers à l’architecte, ne sont pas en reste ; le chêne brossé naturel des têtes de lit ou le marbre de Carrare des salles de bains accentuent le geste puissant et créatif de la conception. Le dessin de la moquette, une impression de coups de pinceaux, les rideaux confectionnés sur mesure, les coussins ou le tapis de mosaïques de la salle de bains, participent à ce tableau moderniste en trois dimensions.



Pour une clientèle qui recherche le charme parisien, l’Hôtel du Ministère est l’adresse idéale avec ses chambres intimistes.

Pour une clientèle qui recherche le charme parisien, l’Hôtel du Ministère est l’adresse idéale avec ses chambres intimistes.
©DR




Une passion pour les œuvres d’art



Le propriétaire de l’hôtel du Ministère souhaitait réitérer sa collaboration avec des artistes, comme dans la première partie de l’hôtel ; dans chacune des chambres, les gouaches, les dessins et les gravures apportent la singularité qui confère au lieu l’élégance intimiste. On y trouve la contribution des galeries Marie Ricco, Maeght, Catherine Putman, Glineur et Item Editions avec les imposantes sculptures de Sébastien Kito, les lithographies de David Lynch, les œuvres du couple d’artistes KRM ou des plasticiennes Carmen Perrin et Stéphanie Guglielmetti.



Un petit salon fait face à la baie vitrée double hauteur, qui est habillée de rideaux imaginés comme des tableaux géométriques.

Un petit salon fait face à la baie vitrée double hauteur, qui est habillée de rideaux imaginés comme des tableaux géométriques.
©DR




Les pièces de mobilier d’auteur, comme le fauteuil Gilda signé du designer Carlo Molino ou le Tre Pezzi de Franco Albini contribuent à singulariser chaque chambre. L’éclairage discret et tamisé la nuit vient en contrepoint des larges ouvertures en lumière du jour, qui jouent avec l’architecture industrielle de l’hôtel  du Ministère.



Tarifs des chambres:

Chambre single, à partir de 165 €

Chambre double, à partir de 182 €

Suite, à partir de 264 €



L’hôtel du Ministère, boutique hôtel 4 étoiles

31, rue de Surène

75008 paris

Tél., 01 42 66 21 43

www.ministerehotel.com



Le petit-déjeuner et collation sont servis sous forme de buffet dans une nouvelle salle spacieuse, aux couleurs vives et sur un comptoir vertigineux en marbre de Carrare, réalisé sur mesure.

Le petit-déjeuner et collation sont servis sous forme de buffet dans une nouvelle salle spacieuse, aux couleurs vives et sur un comptoir vertigineux en marbre de Carrare, réalisé sur mesure.
©DR




Une vitre éclaire la salle de bains en second jour et en contre-bas de la chambre; le marbre de Carrare répond aux codes du luxe, travaillé dans une forme épurée, sans être ostentatoire.

Une vitre éclaire la salle de bains en second jour et en contre-bas de la chambre; le marbre de Carrare répond aux codes du luxe, travaillé dans une forme épurée, sans être ostentatoire.
©DR




Sous la verrière, côté rue, les lignes graphiques de la structure sont compensées par les couleurs chaudes  et une lumière du jour abondante.

Sous la verrière, côté rue, les lignes graphiques de la structure sont compensées par les couleurs chaudes et une lumière du jour abondante.
©DR




À chaque chambre est attribuée une couleur primaire, qui, malgré la simplicité des volumes, ne se ressemble pas.

À chaque chambre est attribuée une couleur primaire, qui, malgré la simplicité des volumes, ne se ressemble pas.
©DR




Toutes les chambres, côté cour, disposent d’une mezzanine, et d’un espace nuit venant surplomber le salon tel un nid d’aigle. Luminaires noirs signés Serge Mouille.

Toutes les chambres, côté cour, disposent d’une mezzanine, et d’un espace nuit venant surplomber le salon tel un nid d’aigle. Luminaires noirs signés Serge Mouille.
©DR




Pour les chambres en duplex, les cloisons rythment l’espace et reprennent les lignes graphiques de la structure.

Pour les chambres en duplex, les cloisons rythment l’espace et reprennent les lignes graphiques de la structure.
©DR




La façade est marquée par les belles verrières Eiffel des chambres de l’hôtel, qui furent d’anciens ateliers de confection.

La façade est marquée par les belles verrières Eiffel des chambres de l’hôtel, qui furent d’anciens ateliers de confection.
©DR