Ostraco, le verre « Hyper-nature » de la designer Lucile Viaud

Agnès Zamboni
Dévoilé à l’occasion des Journées Européennes des Métiers d’Art et des D’Days, ce projet utilise les déchets de la mer.
Pot en verre marin qui peut faire office de cache-pot pour une plante verte.

Pot en verre marin qui peut faire office de cache-pot pour une plante verte.
©Ostraco, Lucile Viaud


Qui est Lucile Viaud ?



Actuellement résidente aux Ateliers de Paris, Lucile Viaud a forgé sa vision design à l’école Boulle où elle a obtenu son diplôme supérieur en design produit. Elle a toujours considéré le matériau comme point de départ, et défend aussi l’idée que toute matière peut se révéler être d’exception. Son travail préserve toute la diversité rendue possible par la richesse des matières premières et par les techniques employées.



Le vert moyen, une des trois teintes du verre marin qui peut être développé en 3 couleurs.

Le vert moyen, une des trois teintes du verre marin qui peut être développé en 3 couleurs.
©Ostraco, Lucile Viaud




Le projet Ostraco



Ses études sur le projet Ostraco ont débuté en novembre 2015. Alors que beaucoup de designers ont déjà travaillé sur les déchets et la filière plastique, elle a eu l’idée de proposer de nouvelles voies de valorisation pour les co-produits générés par la filière halieutique (pêche et aquaculture). A partir du constat que la composition moléculaire des co-produits marins permettait de les intégrer dans un grand nombre de matériaux, la designer a cherché, pendant plusieurs mois, à exploiter leurs potentiels techniques et esthétiques, afin de concevoir des nouveaux matériaux bio-sourcés marins.



Lucile Viaud, diplômée de l’Ecole Boulle, valorise, dans ses recherches, des savoir-faire français ancestraux et privilégie la fabrication en petite série. C’est en Bretagne que la designer a nourri son univers pour aller à la rencontre des acteurs de la filière halieutique.

Lucile Viaud, diplômée de l’Ecole Boulle, valorise, dans ses recherches, des savoir-faire français ancestraux et privilégie la fabrication en petite série. C’est en Bretagne que la designer a nourri son univers pour aller à la rencontre des acteurs de la filière halieutique.
©Ostraco, Lucile Viaud




Toute la beauté du verre marin



D’abord réalisé en formant un sorte de plâtre de mer à base d’arêtes et de coquilles, mais trop fragile, la recette du verre marin a été ensuite améliorée pour obtenir une meilleure résistance. Ce matériau innovant peut être développé selon trois recettes qui offrent trois couleurs, vert clair, vert moyen avec reflets plus sombres ou noir, une teinte marbrée opaque aux reflets kaki. Mais toutes les formules précises restent secrètes. Les collaborations se poursuivent actuellement pour mettre en forme le verre marin et les futures collections et créer un dialogue avec les artisans capables d’expérimenter autour de cette matière.
Côté usages et formes, Lucile Viaud aimerait notamment développer une gamme de contenants pour accueillir des produits de beauté issus de la mer et proposer un concept 100% marin !



Contact :

Lucile Viaud

www.lucileviaud.com



Le verre marin, 100 % naturel est composé de carapaces, coquilles, algues et arêtes qui ont fait l’objet d’une recherche expérimentale pour donner naissance à une matière nouvelle.

Le verre marin, 100 % naturel est composé de carapaces, coquilles, algues et arêtes qui ont fait l’objet d’une recherche expérimentale pour donner naissance à une matière nouvelle.
©Ostraco, Lucile Viaud




Empilable et combinable, la première collection de Lucile Viaud en verre marin, soufflée au CERFAV à Vannes-le-Châtel, est composée de 7 pièces offrant une grande liberté d’usage.

Empilable et combinable, la première collection de Lucile Viaud en verre marin, soufflée au CERFAV à Vannes-le-Châtel, est composée de 7 pièces offrant une grande liberté d’usage.
©Ostraco, Lucile Viaud