Découvrez à Bruxelles le nouvel ADAM!

Agnès Zamboni
Bruxelles possède enfin son musée du design. Ouverture prévue le 11 décembre 2015, à 100 mètres de l’Atomium, pour cet espace qui met en perspective des objets, des meubles et des œuvres d’art du XXème et XXIème siècle.
Avec cette prise électrique, le sculpteur allemand Peter Klasen, l’un des fondateurs de la nouvelle figuration, interroge de manière ironique les dangers de la modernité et des technologies nouvelles. Cette pièce sculpturale illustre la dualité heureuse de l’électricité et des plastiques. Plug_EH58, créé en 1971.

Avec cette prise électrique, le sculpteur allemand Peter Klasen, l’un des fondateurs de la nouvelle figuration, interroge de manière ironique les dangers de la modernité et des technologies nouvelles. Cette pièce sculpturale illustre la dualité heureuse de l’électricité et des plastiques. Plug_EH58, créé en 1971.
©ADAM


Une chronique annoncée



Programmée il y a un an, la création du nouveau musée bruxellois s’est concrétisée sans retard par rapport aux délais prévus. Baptisé l’ADAM (Art  & Design Atomium Museum), le bâtiment abrite la collection du Plasticarium, un ensemble unique au monde de mobilier, luminaires et objets du quotidien en plastique, fruit des recherches du célèbre collectionneur belge Philippe Decelle, depuis 35 ans. Elle retrace l’histoire du plastique des années 1950 jusqu’au début des années 2000. Désormais, 600 pièces de cette collection qui en compte 2000 seront visibles du grand public, tandis que les 1400 autres  seront stockées dans les réserves. Elle est aussi enrichie d’apports extérieurs, de collections d’art du CNAP (Centre National d’Art Plastique) et d’autres collectionneurs privés. Situé dans les anciens espaces commerciaux du Trade Mart Brussels du plateau du Heysel, ce musée occupe 5000 m². Des espaces de 1500 m² seront consacrés à l’exposition permanente du Plasticarium, tandis qu’un peu plus de 1000 m² accueilleront des expositions temporaires. Mais le lieu possèdera aussi son auditorium, avec des cycles de conférence, des ateliers pédagogiques, des réserves ouvertes et visibles derrière de grandes baies vitrées, un espace shopping, un café avec espace de petite restauration rapide…



Confortable siège avec ses galettes de mousse de polyuréthane recouvertes de tissu jersey (fibres de nylon), le Garden Egg est conçu pour l’extérieur. Ce siège qui peut se refermer en cas de pluie, prend alors la forme très pure d’un œuf. Il fait partie de ces icônes qui transcendent l’objet design en véritable œuvre d’art. Création du designer hongrois Peter Ghyczy en 1968.

Confortable siège avec ses galettes de mousse de polyuréthane recouvertes de tissu jersey (fibres de nylon), le Garden Egg est conçu pour l’extérieur. Ce siège qui peut se refermer en cas de pluie, prend alors la forme très pure d’un œuf. Il fait partie de ces icônes qui transcendent l’objet design en véritable œuvre d’art. Création du designer hongrois Peter Ghyczy en 1968.
©ADAM




Un bâtiment neutre et modulaire



Le musée  a été conçu comme une « boîte à outils » reprenant différents éléments (socles, murs, vitrines) faciles à déplacer et à mettre en place pour recevoir la multitude d’objets, quelle que soit la taille de chacun d’eux. A l’intérieur, le bureau Lhoas & Lhoas Architectures, chargé de l’aménagement intérieur, a conservé le côté brut et dénudé, façon entrepôt du bâtiment, et l’a dépouillé au maximum des apports antérieurs. Elle a mis en valeur son immense dalle de béton et ouvert l’espace au plafond assez bas afin d’agrandir les perspectives. Outre le design, ce musée accueillera des œuvres d’art contemporaines à l’occasion d’expositions temporaires dont le programme débutera le 10 mars 2016. Déjà 4 thématiques différentes sont prévues pour l’année 2016. Le mobilier de l’éditeur Vitra occupera les espaces et les luminaires de la firme Delta Light viendront apporter leur confort, esthétique et technicité. L’agence Lhoas & Lhoas Architectures a favorisé la réutilisation de matériaux préfabriqués trouvés lors de la rénovation. « Nous avons conservé et réutilisé un maximum d’éléments existants et entretenons l’idée du « lieu trouvé » : châssis coulissants des couloirs conservés ou réutilisés, plafond à caissons en béton de la dalle laissé tel quel, disparités des peintures du plafond et des poteaux conservés ». Rien de mieux que les matériaux bruts pour contraster avec les objets en plastique coloré !



Chaise Universale créée en 1966 et toujours éditée par Kartell. Empilable, en plastique ABS moulée par injection, elle fait l’économie d’un assemblage coûteux, car seuls les pieds sont moulés séparément et assemblés après coup. Par son approche innovante, futuriste, voire utopique, son créateur, le designer italien Joe Colombo, s'inscrit dans les grands courants qui caractérisent les années 1960 : le mouvement Pop, la consommation de masse, la démocratisation de produits audiovisuels comme la télévision, le

Chaise Universale créée en 1966 et toujours éditée par Kartell. Empilable, en plastique ABS moulée par injection, elle fait l’économie d’un assemblage coûteux, car seuls les pieds sont moulés séparément et assemblés après coup. Par son approche innovante, futuriste, voire utopique, son créateur, le designer italien Joe Colombo, s'inscrit dans les grands courants qui caractérisent les années 1960 : le mouvement Pop, la consommation de masse, la démocratisation de produits audiovisuels comme la télévision, le
©ADAM




Un programme chargé



Utopie du tout plastique du début des années 1960, post-modernisme, pop art, thématique sur les matériaux, exposition sur l’art numérique, ici on mêle design et art aux frontières souvent floues et parfois communes. Quant à l’exposition permanente, elle sera rythmée par 7 thèmes avec une progression chronologique à l’intérieur de chacun d’eux. Les œuvres seront présentées en lien avec le contexte politique, social et économique. Les œuvres d’art profiteront d’une scénographie particulière à la façon d’un cabinet de curiosité. A noter, la reconstitution d’une mini discothèque italienne d’hôtel des années 1970. Mesurant 10 m x 7 m, elle était entièrement décorée avec des éléments en plastique sauf la piste de danse qui était en acier. Et les sujets des 4 expositions temporaires de 2016 sont déjà connus…Eames & Hollywood, une exposition inédite, Artview # 4, une collection d’art privé, Summer of photography Bozar, une exposition photographique (à confirmer) et la première année de l’ADAM se clôturera avec une exposition sur l’histoire du design belge. 



Icone du design italien du début des années 1970, ce cactus est un porte-manteau en mousse polyuréthane qui marie fonctionnalisme et ludisme. Création Guido Drocco et Franco Mello, édité par Gufram.

Icone du design italien du début des années 1970, ce cactus est un porte-manteau en mousse polyuréthane qui marie fonctionnalisme et ludisme. Création Guido Drocco et Franco Mello, édité par Gufram.
©ADAM




ADAM - Atomium

Square de l’Atomium

1020 Bruxelles

Belgique

Tél. : 00 32 2 475 47 71

www.adamuseum.be



Dans les années 1960, on pratiquait le culte du orange, symbole de vitesse, et couleur caractéristique des pièces moulées en plastique de cette époque.

Dans les années 1960, on pratiquait le culte du orange, symbole de vitesse, et couleur caractéristique des pièces moulées en plastique de cette époque.
©ADAM




Vases Bambù d’Enzo Mari, édités entre 1968 et 1972 par le fabricant italien Danese. Déclinaison et variation autour de la colonne antique, ils sont produits à partir d’un moule identique.

Vases Bambù d’Enzo Mari, édités entre 1968 et 1972 par le fabricant italien Danese. Déclinaison et variation autour de la colonne antique, ils sont produits à partir d’un moule identique.
©ADAM




Kanta Majus, une œuvre de Victor Vasarely, père de l’art optique, datant des années 1971.

Kanta Majus, une œuvre de Victor Vasarely, père de l’art optique, datant des années 1971.
©ADAM




L’iconique Panton Chair, crée en 1959/60 par Verner Panton et toujours éditée par Vitra.

L’iconique Panton Chair, crée en 1959/60 par Verner Panton et toujours éditée par Vitra.
©ADAM




En 1969, Ettore Sottsass (nommé dès 1958 et à 23 ans seulement, responsable du département design d’Olivetti) conçoit cette machine à écrire baptisée Valentine. Bien que la firme italienne créa en 1965 le tout premier ordinateur de bureau, il est amusant et paradoxal de souligner qu’avec la Valentine, le designer, devenu précurseur, puis pape du postmodernisme, a relooké en container nomade et coloré une technologie bientôt démodée.

En 1969, Ettore Sottsass (nommé dès 1958 et à 23 ans seulement, responsable du département design d’Olivetti) conçoit cette machine à écrire baptisée Valentine. Bien que la firme italienne créa en 1965 le tout premier ordinateur de bureau, il est amusant et paradoxal de souligner qu’avec la Valentine, le designer, devenu précurseur, puis pape du postmodernisme, a relooké en container nomade et coloré une technologie bientôt démodée.
©ADAM




Compression, une œuvre plastique du sculpteur César, réalisée en 1970.

Compression, une œuvre plastique du sculpteur César, réalisée en 1970.
©ADAM




Pour le distinguer des autres espaces, la salle qui abrite l’exposition permanente possède un  plafond peint en noir. La scénographie des espaces d’exposition, confiée également à Lhoas & Lhoas, offre des socles en contraste avec les matériaux de construction neutre (bois, plâtre, acier, métal laqué noir, aluminium, polycarbonate).

Pour le distinguer des autres espaces, la salle qui abrite l’exposition permanente possède un plafond peint en noir. La scénographie des espaces d’exposition, confiée également à Lhoas & Lhoas, offre des socles en contraste avec les matériaux de construction neutre (bois, plâtre, acier, métal laqué noir, aluminium, polycarbonate).
©ADAM, Scenography de Pierre & Pablo Lhoas




Entrée de l’ADAM, le nouveau musée du design de Bruxelles à 100 mètres de l’Atomium.

Entrée de l’ADAM, le nouveau musée du design de Bruxelles à 100 mètres de l’Atomium.
©ADAM, Scenography de Pierre & Pablo Lhoas




A l’extérieur, l’entrée dessinée par l’architecte Jean Nouvel reprend l’idée d’un escalier de chantier démultiplié avec un effet de miroir. Elle offre une nouvelle visibilité au bâtiment très sobre de l’architecte John Portman, très en retrait.

A l’extérieur, l’entrée dessinée par l’architecte Jean Nouvel reprend l’idée d’un escalier de chantier démultiplié avec un effet de miroir. Elle offre une nouvelle visibilité au bâtiment très sobre de l’architecte John Portman, très en retrait.
©Studio Jean Nouvel




Dans l’espace d’exposition permanente, des pièces maîtresses des années 1960, qui mettent en évidence le fonctionnalisme pop,  présentées à la façon d’une chaîne de production. Dans la fabrication des objets et meubles en plastique, l’usage des formes aux angles arrondis facilite le démoulage lors de la fabrication des pièces en plastique.

Dans l’espace d’exposition permanente, des pièces maîtresses des années 1960, qui mettent en évidence le fonctionnalisme pop, présentées à la façon d’une chaîne de production. Dans la fabrication des objets et meubles en plastique, l’usage des formes aux angles arrondis facilite le démoulage lors de la fabrication des pièces en plastique.
©ADAM




Sur la façade du Trade Mart composée d’un alignement de panneaux miroir couleur bronze qui reflètent la végétation dense aux alentours et démultiplie sa présence, l’escalier de l’entrée principale, créé par l’architecte Jean Nouvel, dessine un nouvel élément ludique et graphique qui souligne la nouvelle affectation du lieu.

Sur la façade du Trade Mart composée d’un alignement de panneaux miroir couleur bronze qui reflètent la végétation dense aux alentours et démultiplie sa présence, l’escalier de l’entrée principale, créé par l’architecte Jean Nouvel, dessine un nouvel élément ludique et graphique qui souligne la nouvelle affectation du lieu.
©Studio Jean Nouvel et ADAM