Vive la french touch des années 1950 !

Agnès Zamboni
A Londres et à Paris, deux expositions rendent hommage aux designers français d’après-guerre. Deux nouvelles occasions pour apprécier leur singularité.
Avec son dessin japonisant, elle aurait pu être créée aujourd’hui. Cette table basse 132 d’André Monpoix
 (Edition Meubles TV – 1953) offre la chaleur de l’orme avec des chants plaqués en semi-massif. L’utilisation du stratifié, son piètement haut et fin, le retour de son plateau sont trois éléments qui signent son élégance. Cette table qui n’a été vue que quatre ou cinq fois sur le marché n’a sans doute été produite qu’à 20 ou 30 exemplaires ! Elle est pourtant l’une des plus belles pièces des années 50 ..

Avec son dessin japonisant, elle aurait pu être créée aujourd’hui. Cette table basse 132 d’André Monpoix
 (Edition Meubles TV – 1953) offre la chaleur de l’orme avec des chants plaqués en semi-massif. L’utilisation du stratifié, son piètement haut et fin, le retour de son plateau sont trois éléments qui signent son élégance. Cette table qui n’a été vue que quatre ou cinq fois sur le marché n’a sans doute été produite qu’à 20 ou 30 exemplaires ! Elle est pourtant l’une des plus belles pièces des années 50 ..
©Galerie Pascal Cuisinier


Hommage à la France



Dans les années 1950, il n’y avait pas que des designers danois et américains ! Les créateurs de mobilier français ont aussi contribué à construire les bases de la modernité en travaillant dans le cadre de la reconstruction et de l’aménagement d’intérieurs et d’appartements d’avant-garde. Ils ont ouvert les portes des « trente glorieuses » avec des idées qui sont encore mises en œuvre dans la décoration d’aujourd’hui, par les créateurs actuels et les fabricants de meuble de la grande diffusion. Sans parler des rééditions de mobilier qui sont légions et par conséquent suivies par de nombreuses copies des modèles originaux !



Sans doute la dernière lampe signée Pierre Guariche, qui expérimente le plexiglas plié, nouveau matériau. Il s’agit d’un prisme rectangulaire, fait de l’emboitement de deux formes identiques en tôle noire et en Plexiglas ® blanc plié. Elle est montée sur quatre petits pieds qui permettent à la lumière de rebondir sur le meuble sur lequel elle est posée, tandis qu’une autre partie est diffusée par l’écran en Plexiglas®.

Sans doute la dernière lampe signée Pierre Guariche, qui expérimente le plexiglas plié, nouveau matériau. Il s’agit d’un prisme rectangulaire, fait de l’emboitement de deux formes identiques en tôle noire et en Plexiglas ® blanc plié. Elle est montée sur quatre petits pieds qui permettent à la lumière de rebondir sur le meuble sur lequel elle est posée, tandis qu’une autre partie est diffusée par l’écran en Plexiglas®.
©Galerie Pascal Cuisinier




La French touch 50’s, c’est quoi ?



Ils s’appelaient Pierre Guariche, Joseph-André  Motte, Michel Mortier, Geneviève Dangles, Michel Buffet, Robert Mathieu, Antoine Philippon, Jacqueline Lecoq, André Monpoix, Alain. Richard, René-Jean Caillette, ou encore Pierre Paulin…Leur mission ? Repenser l’espace, la lumière et les fonctions de l’appartement. Leurs idées ? Des meubles simples, aux lignes sobres et élégantes, avec des couleurs neutres (blanc, noir, beige) et des matières raffinées (orme, métal laqué, bois, tissage de laine). La recherche de la perfection dans de justes proportions avec des détails soignés et subtils. Et tout cela devait être étudié pour être fabriqué en série. Voilà ce qu’était le minimalisme à la française !



Avec portes coulissantes gain de place, enfilade 196 d’Alain Richard (Edition Meubles TV - 1953/54).

Avec portes coulissantes gain de place, enfilade 196 d’Alain Richard (Edition Meubles TV - 1953/54).
©Galerie Pascal Cuisinier




Deux évènements



Vous pourrez le (re)découvrir au PAD de Londres du 14 au 18 octobre 2015 dans le cadre de la reconstitution d’un salon-salle à manger (Regard contemporain sur un intérieur français 1955)  qui intègrera des pièces originales iconiques comme banquette 118 ou Daybed de Pierre Paulin, rééditée aujourd’hui par Ligne Roset ou une table basse très rare d’André Monpoix qui utilise les premiers stratifiés. Puis à la Galerie Pascal Cuisinier, du 29 octobre au 31 décembre 2015, 30 pièces emblématiques seront exposées dans le cadre de l’exposition :  Architectural & minimaliste ! Le design français des années 50.



Deux capitales européennes pour des créations uniques !



Galerie Pascal Cuisinier

Design historique français

13, rue de Seine, 75006 Paris

Tél. : 01 43 54 34 61

www.galeriepascalcuisinier.com



Lignes parfaites et effet de compas pour cette banquette 2 places 195 d’Alain Richard & André Monpoix (Edition Meubles TV - 1953/54).

Lignes parfaites et effet de compas pour cette banquette 2 places 195 d’Alain Richard & André Monpoix (Edition Meubles TV - 1953/54).
©Galerie Pascal Cuisinier




Une pièce tardive mais qui exprime parfaitement l’esprit « Less is more » de la forme qui ne s’appauvrit pas et reste fonctionnelle avec son casier de rangement. Bureau PDG, Gamme président de Pierre Guariche (Edition Huchers Minvielle – 1961).

Une pièce tardive mais qui exprime parfaitement l’esprit « Less is more » de la forme qui ne s’appauvrit pas et reste fonctionnelle avec son casier de rangement. Bureau PDG, Gamme président de Pierre Guariche (Edition Huchers Minvielle – 1961).
©Galerie Pascal Cuisinier




Deux fauteuils aux lignes respectives très maîtrisées de Pierre Guariche. Chauffeuse FG2 / Courchevel (Edition Sièges Témoins - 1959/1960) et Chauffeuse SG1 de Pierre Guariche (Edition sièges Témoins - 1959/1960).

Deux fauteuils aux lignes respectives très maîtrisées de Pierre Guariche. Chauffeuse FG2 / Courchevel (Edition Sièges Témoins - 1959/1960) et Chauffeuse SG1 de Pierre Guariche (Edition sièges Témoins - 1959/1960).
©Galerie Pascal Cuisinier




Sans doute l’œuvre la plus épurée et minimaliste de la création internationale du XXème siècle avec ce meuble suspendu d’Antoine Philippon et Jacqueline Lecoq (Edition Bofinger RFA – 1958). Simple rectangle, en orme et stratifié blanc, tout décor est banni. Les charnières sont invisibles et les poignées de portes se résument à deux fentes dans leur tranche.

Sans doute l’œuvre la plus épurée et minimaliste de la création internationale du XXème siècle avec ce meuble suspendu d’Antoine Philippon et Jacqueline Lecoq (Edition Bofinger RFA – 1958). Simple rectangle, en orme et stratifié blanc, tout décor est banni. Les charnières sont invisibles et les poignées de portes se résument à deux fentes dans leur tranche.
©Galerie Pascal Cuisinier




Paire de lampadaires de Pierre Guariche G54 (Edition Pierre Disderot – 1959)

Paire de lampadaires de Pierre Guariche G54 (Edition Pierre Disderot – 1959)
©Galerie Pascal Cuisinier




Orientable, une applique à contrepoids 242P signée Robert Mathieu (Edition R. Mathieu - 1958/59).

Orientable, une applique à contrepoids 242P signée Robert Mathieu (Edition R. Mathieu - 1958/59).
©Galerie Pascal Cuisinier