A Chaumont-sur-Loire, jardins de rêves et de collection

Agnès Zamboni
La 24ème édition des Jardins de Chaumont-sur-Loire est encore un très bon cru pour la création. A découvrir absolument jusqu’au 1er novembre 2015.
A table ! Une création de Jeroen Marseille et Monika Popczyk, architectes-paysagistes
aux Pays-Bas qui revisitent le paysage d'une garden-party, avec une grande table, entourée d'une prairie de fleurs sauvages et décorée de lampions au design étrange.

A table ! Une création de Jeroen Marseille et Monika Popczyk, architectes-paysagistes
aux Pays-Bas qui revisitent le paysage d'une garden-party, avec une grande table, entourée d'une prairie de fleurs sauvages et décorée de lampions au design étrange.
©E; Sander


Toujours plus fort !



Parmi les 300 projets paysagers, architecturés ou plastiques pluridisciplinaires et internationaux, une trentaine de nouveaux jardins ont poussé cette année. La thématique « Jardins extraordinaires, jardins de collection » met en évidence les curiosités végétales, mais aussi des façons inédites de les mettre en scène. Rassembler ce qui est précieux, différent, unique comme une œuvre d’art. Composer des cabinets de curiosité pour mettre à l’abri des trésors et des trouvailles. Offrir un écrin inattendu à des espèces rares ou singulières. C’est encore mille et une façons de s’approprier les œuvres de Dame Nature pour mieux les admirer et les mettre en valeur. Cette année, la sélection a été réalisée par un président du Jury très inventif, le botaniste Patrick Blanc, maître du mur végétal vertical, qui avait justement, il y a presque 20 ans, présenté ses premières créations à Chaumont-sur-Loire.



Le Jardin du teinturier, création française de Carine Balayn, architecte DPLG, 
Dorian Dietschy, responsable dans une société d’insertion, Chloé Martin, étudiante et Eric Sartre, architecte, vous invite à redécouvrir un don souvent oublié des plantes : leur pouvoir colorant.

Le Jardin du teinturier, création française de Carine Balayn, architecte DPLG, 
Dorian Dietschy, responsable dans une société d’insertion, Chloé Martin, étudiante et Eric Sartre, architecte, vous invite à redécouvrir un don souvent oublié des plantes : leur pouvoir colorant.
©E; Sander




Quelques jardins parmi tant d’autres



Jardin des graines symbolique évoquant le réseau d’échange qui permet aux différents jardins d’enrichir et de diversifier leurs collections de plantes, écrins de bois pour sauver de la tempête les précieuses cargaisons de l’arche de Noé, onde végétale de demi-teintes évoquant la gamme des bleus, hommage à la diversité des Pergolaniums, interrogation sur l’évolution climatique de notre planète et ses conséquences sur le monde végétal, évocation des tanneries de Marrakech, au cours de la découverte de ses jardins,… toujours des surprises et de l’émotion. Une promenade apaisante ou déroutante, propice à la contemplation et à l’étonnement, pour se ressourcer ou voyager, et souvent changer son regard sur la nature et certaines plantes méconnues et mal aimées.



Porte-bonheur, création française de Claire Dugard, architecte, et
Christelle David, architecte-paysagiste, présente une collection de trèfles à 4 feuilles cueillis aux quatre coins du monde est présentée sous cadre, à la manière d'un herbier précieux.

Porte-bonheur, création française de Claire Dugard, architecte, et
Christelle David, architecte-paysagiste, présente une collection de trèfles à 4 feuilles cueillis aux quatre coins du monde est présentée sous cadre, à la manière d'un herbier précieux.
©E; Sander




Nos coups de cœurs



Chaque année, on vous le dit, ces jardins sont intéressants en toutes saisons, pendant toute la durée du Festival, et jusqu’à l’automne. Différents, on aura plaisir à les découvrir à plusieurs reprises pour apprécier leur évolution et leur maturation. Notre tiercé gagnant ?  Le Jardin du teinturier, Le Jardin perdu et Porte-bonheur.



Et vous, quels sont vos jardins préférés ?



Le jardin des graines a été réalisé avec des tamis, outils de base utilisés pour le tri des graines. Ils servent, ici, d’éléments architecturaux pour construire des cloisons à l’aspect de moucharabiehs. Un jeu de transparences dessine des plans successifs pour présenter des échantillons de graines à la façon des insectes. Ce jardin a été conçu avec le concours particulier des Jardins botaniques d’Angers, Brest, Caen, La Gacilly, Monaco, Nantes et Tours.

Le jardin des graines a été réalisé avec des tamis, outils de base utilisés pour le tri des graines. Ils servent, ici, d’éléments architecturaux pour construire des cloisons à l’aspect de moucharabiehs. Un jeu de transparences dessine des plans successifs pour présenter des échantillons de graines à la façon des insectes. Ce jardin a été conçu avec le concours particulier des Jardins botaniques d’Angers, Brest, Caen, La Gacilly, Monaco, Nantes et Tours.
©E; Sander




Renseignements :

Domaine de Chaumont-sur-Loire

41150 Chaumont-sur-Loire

Tél. : 02 54 20 99 22

Mail : contact@domaine-chaumont.fr

www.domaine-chaumont.fr



Suspensions climatiques, une création française de Swan Cazaux, plasticien, et Claire Dematos, architecte, rappelle les jardins suspendus de Babylone.

Suspensions climatiques, une création française de Swan Cazaux, plasticien, et Claire Dematos, architecte, rappelle les jardins suspendus de Babylone.
©E; Sander




Ce jardin africain présente une sélection de plantes du Bushveld de l’est de l’Afrique.Création du poète et paysagiste Léon Kluge.

Ce jardin africain présente une sélection de plantes du Bushveld de l’est de l’Afrique.Création du poète et paysagiste Léon Kluge.
©E; Sander




Carnivore parc est un jardin belge imaginé par Mathieu Allain, architecte-paysagiste et Stéphane Le Gourrierec, ingénieur-paysagiste. Il évoque les plantes carnivores des tourbières mises en cage et prises au piège.

Carnivore parc est un jardin belge imaginé par Mathieu Allain, architecte-paysagiste et Stéphane Le Gourrierec, ingénieur-paysagiste. Il évoque les plantes carnivores des tourbières mises en cage et prises au piège.
©E; Sander




Le Jardin perdu, une création italienne de Stefano Olivari et Greta Colombo, paysagistes, Franck Coutant, paysagiste-scénographe, chargé de l’événementiel dans les jardins de Nantes, Enrico Avattaneo, entrepreneur agricole. Il évoque l’art des topiaires, véritable collection de formes, confronté à la liberté des plantes qui ont poussé sans leurs guides et structures métalliques.

Le Jardin perdu, une création italienne de Stefano Olivari et Greta Colombo, paysagistes, Franck Coutant, paysagiste-scénographe, chargé de l’événementiel dans les jardins de Nantes, Enrico Avattaneo, entrepreneur agricole. Il évoque l’art des topiaires, véritable collection de formes, confronté à la liberté des plantes qui ont poussé sans leurs guides et structures métalliques.
©E; Sander




Méditation sur les éléments fondamentaux du jardin coréen, cet espace, situé dans le parc du Gualoup, entraîne le visiteur dans une poétique rêverie orientale.

Méditation sur les éléments fondamentaux du jardin coréen, cet espace, situé dans le parc du Gualoup, entraîne le visiteur dans une poétique rêverie orientale.
©E; Sander




Le Jardin des 101 Pergolaniums redore le blason de cette plante communément appelée Géranium, souvent considérée comme banale, voire démodée et ringarde. Création néerlandaise de Katarina Brandt, architecte paysagiste.

Le Jardin des 101 Pergolaniums redore le blason de cette plante communément appelée Géranium, souvent considérée comme banale, voire démodée et ringarde. Création néerlandaise de Katarina Brandt, architecte paysagiste.
©E; Sander