Les jardins de la Ballue

Nda Magazine
Un jardin a aussi son histoire, son architecture et ses mystères. Un des plus connus est celui de la Ballue, en Ille-et-Vilaine.
L’austère façade granit du château Louis XIII contraste avec l’originalité du jardin néo-classique, un lieu inspirant où ont séjourné Honoré de Balzac, Alfred de Musset et Victor Hugo

L’austère façade granit du château Louis XIII contraste avec l’originalité du jardin néo-classique, un lieu inspirant où ont séjourné Honoré de Balzac, Alfred de Musset et Victor Hugo
©Yann Monel

Ancienne forteresse des Marches de Bretagne, le château reconstruit en 1620 par Gilles de Ruellan, fermier général des impôts de Bretagne et ami d’Henri IV, connaît tour à tour l’alternance de soins, d’abandon, de restaurations.


Jardin maniériste, lieu secret, la Ballue est conçu comme un immense labyrinthe où le visiteur devient acteur dans un jeu baroque avec la nature. Découvrons cet univers enchanté où Balzac, Musset, Victor Hugo se promenèrent.


Les deux parties du jardin sont séparées par une grande arcade de glycines appuyée sur des colonnes d’ifs.

Les deux parties du jardin sont séparées par une grande arcade de glycines appuyée sur des colonnes d’ifs.
©Yann Monel


Historique


En 1620, les jardins sont à l’italienne. Sous la seconde guerre mondiale, jardins abandonnés puis transformés en champs de pommes de terre.


1973, création de jardins d’inspiration maniériste avec les architectes Paul Maymont et François-Hebert Stevens. Rencontre entre la logique géométrique du mouvement moderne et du symbolisme classique. Perspectives, lignes de fuite, intégration du paysage, seront les nouveaux axes de ces deux jardins séparés par une grande arcade de glycines appuyée sur des colonnes d’ifs.


L’art topiaire est né à l’époque de la Rome antique. Ici, il participe à la mise en scène végétale du jardin de la Ballue. Les topiaires de buis et d’ifs permettent de délimiter les espaces et d’instaurer du relief.

L’art topiaire est né à l’époque de la Rome antique. Ici, il participe à la mise en scène végétale du jardin de la Ballue. Les topiaires de buis et d’ifs permettent de délimiter les espaces et d’instaurer du relief.
©Yann Monel


1989-1995, abandon du jardin. Un nouveau jardin informel se crée de manière autonome sur la structure originale.


1996, redécouverte de ces jardins à l’état semi-sauvage par les nouveaux propriétaires, Marie-France Barrère & Alain Schrotter.


1998, les jardins sont inscrits aux Monuments Historiques.


2001, fin de la première campagne de restauration.


2005, reprise du château et de ses jardins par Marie-Françoise Mathon. Obtention du label "Jardin Remarquable".


Les architectes Paul Maymont et François-Hebert Stevens ont utilisé la géométrie, les diagonales et la régularité, afin de transformer l’immense parterre en échiquier géant. Celui-ci a été pensé pour être admiré du haut du premier étage de la demeure.

Les architectes Paul Maymont et François-Hebert Stevens ont utilisé la géométrie, les diagonales et la régularité, afin de transformer l’immense parterre en échiquier géant. Celui-ci a été pensé pour être admiré du haut du premier étage de la demeure.
©Yann Monel


2006, début de rajeunissement de certaines plantations et de restauration des remparts. Projet de création d'un troisième jardin (en terrasse) d'après le projet initial de Paul Maymont.


2007, reprise de la marquise de l'allée de tilleuls et création d'une pépinière de buis.


2008-2009, restauration de la grande avenue du château, aménagement du parking, de l'allée boisée des châtaigniers et du grand étang de la Ballue. Début d'une collection de buis.


Par cette restauration exemplaire, un entretien minutieux et un souci d’embellissement permanent, les jardins de la Ballue sont reconnus en France comme l’un des plus beaux exemples de l’expression extravagante et fascinante de l’Art topiaire.


Les photos de Yann Monel et les textes de Marianne Niermans, vous feront pénétrer dans l’énigme des jardins de la Ballue, « une œuvre d’art inscrite dans son paysage ».

Les photos de Yann Monel et les textes de Marianne Niermans, vous feront pénétrer dans l’énigme des jardins de la Ballue, « une œuvre d’art inscrite dans son paysage ».
©DR


Un livre « les jardins de la Ballue » aux Editions Verlhac, écrit par Yann Monel (jardinier diplômé de l’école du Breuil et photographe indépendant) et par Marianne Niermans (Grand reporter à Point de Vue…) est à lire si vous souhaitez rêver et laisser votre esprit vagabonder en contemplant ces espaces verts.


Château de la Ballue

35560 Bazouges-la-Pérouse

Tél. : 02 99 97 47 86


www.laballuegarden.com/web/


www.ndamagazine.com


L’immense labyrinthe constitué de 1500 ifs, et inspiré par Le Corbusier, se fond dans le décor.

L’immense labyrinthe constitué de 1500 ifs, et inspiré par Le Corbusier, se fond dans le décor.
©Yann Monel


Photo 134 ou 136 ou 137 :