Mori Venice Bar

Marie-Laure de Vienne
Spécialiste des produits italiens et surtout vénitiens, le restaurant de la place de la Bourse est tenu par Massimo Mori, un personnage haut en couleurs qui sait avant toute chose parler de son pays et vous faire aimer ses spécialités gastronomico-régionales. Description du restaurant à travers trois plats phare.
branzino

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©Mori Venice Bar

Entrée : pasta venice bar

Ici pas de spaghetti à la bolognaise ou de linguine à la carbonara comme cela est le cas dans de nombreux restaurants italiens. Massimo Mori le clame haut et fort : on n’est pas dans un établissement italien, mais dans un restaurant lié à la gastronomie des régions des riches élites d’antan de la botte, et tout particulièrement en Vénétie.



Et en tant que restaurant vénitien, les plats s’anoblissent de palourdes, de petites seiches, de calamars, de poissons donc typiques de Vénétie.

Nos pâtes sont donc de fines tagliatelles maison qui ont été poêlées avec des filets de sole, assaisonnés dans une sauce crémeuse relevée de pistils safranés, puis gratinées sans ajout de fromage râpé. 29 €.



Plat principal : alpago

Aucune sophistication ici, pas d’esthétisme recherché ; mais seulement le produit naturel et brut, à savoir des côtelettes d’agneau.

Mais pas n’importe quel mouton. Massimo Mori ne peut avoir que quelques agneaux de lait de ces alpages. A l’image du jambon cru de cochon noir élevé sur les terres de la Marquise Pallavicina, puis affiné dans les caves du château, l’agneau provient d’un petit producteur qui privilégie la qualité à la quantité.

Comme un carré d’agneau, les petites côtes sont divinement saisies au four avec juste quelques herbes sur la peau en guise de croûte pour les parfumer. 36 €.



Dessert :

Exit la classique panna cotta et le tiramisu trop vus et exploités. Place à une corbeille de fruits glacés. A se croire dans une chambre d’hôpital arrive une corbeille entourée de papier cellophane enrubanné qu’il faut crever au ciseau. De manière régressive on replonge dans l’enfance à l’époque où faisaient fureur les oranges et citrons givrés. Mais ici les fruits ( pomme, poire, pêche, banane, noix, kiwi, questche ) ont été débarrassés de leur pulpe pour être transformés en sorbet et crème glacée avant d’être replacés dans la peau ou la coque du fruit. Une merveille de goût et de fraîcheur.



A agrémenter d’un verre de prosecco si vous voulez un pétillant ( 9 € ) ou d’un Valpolicella ( 8 € ) aux arômes typiques de cerise.



Mori Venice Bar

2 rue du 4 septembre

75002 Paris

Tél : 01 44 55 51 55

Voiturier

Fermé le samedi midi et le dimanche