Première en Île-de-France : la maison passive « Karawitz »

Cécile Papapietro-Matsuda
La toute première maison certifiée passive d'Ile-de-France vient de voir le jour. A la fois intelligente et écologique, elle n’en reste pas moins esthétique tout en se fondant dans le paysage.
Des panneaux photovoltaïques sur le toit

Des panneaux photovoltaïques sur le toit
©Karawitz Architecture

Milena Karanesheva et Mischa Witzmann, formant le binôme Karawitz Architecture, ont conçu cette bâtisse étonnante. Depuis toujours, ils s’intéressent de près au développement durable et ont eu l’idée de construire une maison passive dans laquelle ils vivent en famille depuis quelques mois.



« Exit les radiateurs ! »

Ici, pas de chauffage actif traditionnel pour chauffer les 161 m², mais un système de ventilation à double flux. Le principe est simple : la chaleur de l’air vicié extrait de la maison est récupérée et utilisée pour réchauffer l’air frais entrant. Un ventilateur pulse cet air dans les pièces par un système de bouches d’insufflation. Toutes sources émettant de la chaleur, telles que les postes de cuisson, l’aspirateur, les ordinateurs, les personnes et autre eau chaude du bain, sont soumises à ce type de récupération.



« Une étanchéité à l’air »

Plus l’isolation est efficace, et plus la chaleur est conservée. Pour cela, tous les murs ont été agrémenté de papier recyclé sous forme de ouate de cellulose. A l’intérieur, c’est le bois brut non traité qui prime. Cet habillage favorise une bonne hygrométrie, puisque le bois absorbe le trop plein d’humidité pour le rejeter lorsque l’air devient trop sec.



« Le soleil, élément majeur »

Si le système de ventilation est important, l’orientation de l’habitation ne l’est pas moins. Le couple a opté pour une façade Nord entièrement fermée, privilégiant toutes les ouvertures au Sud. Ainsi, de larges baies vitrées en triple vitrage recouvrent entièrement les deux niveaux de la maison. Au cours de l’année, les rayons du soleil entrent dans les pièces, permettant un apport calorifique, stocké lui aussi. En hiver, les fenêtres n’ont pas besoin d’être ouvertes puisque l’air intérieur est constamment ventilé.



En prime, des panneaux photovoltaïques ont été installés sur la partie Sud de la toiture. Leur énergie permet non seulement de fournir le lieu en électricité, mais aussi d’en revendre. La maison Karawitz est non seulement passive, mais aussi positive puisqu’elle génère un surplus d’énergie.



« Une esthétique différente »

Le binôme d’architectes a pris le parti de dessiner une maison traditionnelle par sa forme, avec un toit à double pente, mais a entièrement recouvert l’ensemble de la bâtisse de bambous horizontaux. Sur la façade Sud, ils ont été travaillés sous forme de volets en accordéon, seuls éléments ouvrables de l’habitat.

L’édifice ressemble alors à une sculpture posée au milieu d’un village traditionnel.





Pour plus d’information : www.karawitz.com ou au 01 43 58 62 08