Un nouveau pôle muséal pour Mons, en Belgique

Agnès Zamboni
A l’occasion de son année exceptionnelle, la ville de Mons, Capitale Européenne de la Culture en 2015, a créé plusieurs nouveaux lieux culturels. Et plutôt que de construire des bâtiments neufs, elle a préféré valoriser son patrimoine en rénovant des bâtiments remarquables. Une démarche très développement durable.
Le pavillon du Silex’s offre des fondations légères pour une emprise minime au sol. Il a été posé entre les puits miniers toujours fouillés. Réalisation du bureau d’architecture Holoffe & Vermeersch.

Le pavillon du Silex’s offre des fondations légères pour une emprise minime au sol. Il a été posé entre les puits miniers toujours fouillés. Réalisation du bureau d’architecture Holoffe & Vermeersch.
©wbt-jpremy


Une métamorphose progressive



Outre l’ouverture de son nouveau centre de congrès baptisé MICX, à l’architecture résolument moderne, et de la création de sa Maison du Design, la ville belge de Mons vient de se doter d’une nouvelle salle de concert, l’Arsonic. Elle a aussi entrepris de dynamiser son offre culturelle avec l’inauguration récente de 5 musées. Deux bâtiments anciens ont été rénovés et réaffectés avec une approche architecturale contemporaine et deux autres admirablement restaurés et conservés. Enfin, un dernier bâtiment, à l’enveloppe protectrice, s’inscrit sur un site archéologique vieux de 6000 ans.



Dans le MMM, la structure métallique représentative de l’architecture industrielle de la fin du XIXème siècle a été mise en valeur.  Réalisation de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit.

Dans le MMM, la structure métallique représentative de l’architecture industrielle de la fin du XIXème siècle a été mise en valeur. Réalisation de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit.
©François Brix pour l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit




Entre tradition et modernité



C’est dans la Chapelle de l’ancien Couvent des Ursulines que l’Artothèque a été créée. Ce bâtiment avait été abîmé par la construction de planchers en béton. Cet élément destructeur a été transformé en opportunité, par les architectes, pour concevoir l’aménagement intérieur. Il a consisté dans la création d’une faille verticale s’ouvrant sur la hauteur et la longueur de la nef, et dans la libération visuelle maximale du rez-de-chaussée. Ces ouvertures permettent d’appréhender les trois dimensions de l’espace intérieur originel de la chapelle, dans laquelle s’insère le volume des précieuses réserves des œuvres d’art. Le Mons Mémorial Museum (MMM) est installé, lui, dans un bâtiment industriel de la fin du XIXème siècle, Cette Machine à eau renfermait autrefois une pompe à eau permettait de la propulser jusqu’au Beffroi pour alimenter les logements de la ville. Ancien musée militaire, un temps, il n’avait jamais connu une réelle affectation.



Le musée du Doudou prend place dans l’ancien Mont-de-Piété, construit au XVIIème siècle. Rénovation réalisée par Sofateliers Architectes.

Le musée du Doudou prend place dans l’ancien Mont-de-Piété, construit au XVIIème siècle. Rénovation réalisée par Sofateliers Architectes.
©Tempora




Le Musée du Doudou qui rend hommage à la Ducasse de Mons, une fête traditionnelle reconnue en tant que Chef-d’œuvre de l’Humanité depuis 2005 a pris place dans un bâtiment, classé depuis 1942, qui a été intégralement conservé.



Le Beffroi, le seul de style baroque reconnu par l’Unesco, fut construit entre 1661 et 1672 par Louis Ledoux et Vincent Anthony. Rénovation réalisée par le bureau montois Dupire-François.

Le Beffroi, le seul de style baroque reconnu par l’Unesco, fut construit entre 1661 et 1672 par Louis Ledoux et Vincent Anthony. Rénovation réalisée par le bureau montois Dupire-François.
©Icarus Project




Quant au Beffroi, en chantier depuis 30 ans, fabuleux écrin et symbole de la Ville, il abritera un centre d’interprétation dédié à son histoire, à sa reconnaissance en tant que patrimoine Unesco, et permettra également la redécouverte du panorama.



Les murs en mailles métalliques et polycarbonate ondulée du Silex’s dessinent un espace ouvert circulaire non chauffé et constamment ventilé pour offrir une température adaptée à la conservation des œuvres. Réalisation du bureau d’architecture Holoffe & Vermeersch.

Les murs en mailles métalliques et polycarbonate ondulée du Silex’s dessinent un espace ouvert circulaire non chauffé et constamment ventilé pour offrir une température adaptée à la conservation des œuvres. Réalisation du bureau d’architecture Holoffe & Vermeersch.
©Bureau d’architecture Holoffe & Vermeersch




Enfin le Silex’s, bâtiment de protection de fouilles archéologiques entraîne le visiteur à l’époque du Néolithique. La zone muséographique du Silex’s encadre la zone archéologique du site de Spiennes.



Parmi ces cinq lieux, lequel avez-vous envie de découvrir ?



Renseignements : 

www.polemuseal.mons.be



Le MMM offre un espace d’accueil situé sous la verrière d’origine conservée tandis que les espaces muséaux permanents et temporaires sont extérieurement peints en blanc. A l’intérieur, les salles d’exposition consacrées aux grands conflits mondiaux sont symboliquement nappées de noir.  Réalisation de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit.

Le MMM offre un espace d’accueil situé sous la verrière d’origine conservée tandis que les espaces muséaux permanents et temporaires sont extérieurement peints en blanc. A l’intérieur, les salles d’exposition consacrées aux grands conflits mondiaux sont symboliquement nappées de noir. Réalisation de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit.
©l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck




La faille de l’Artothèque en dit autant sur l’édifice ancien que sur la fonction nouvelle, révélant autant l’espace originel que la succession des étages fermés, contenant les milliers d’objets, dont quelques échantillons sont présentés au rez-de-chaussée. Réalisation de l’AM Gigogne/ L’Escaut.

La faille de l’Artothèque en dit autant sur l’édifice ancien que sur la fonction nouvelle, révélant autant l’espace originel que la succession des étages fermés, contenant les milliers d’objets, dont quelques échantillons sont présentés au rez-de-chaussée. Réalisation de l’AM Gigogne/ L’Escaut.
©Lescaut Gigogne




Le MMM offre une grande ouverture à la lumière. Réalisation de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit.

Le MMM offre une grande ouverture à la lumière. Réalisation de l’Atelier d’architecture Pierre Hebbelinck et Pierre de Wit.
©Ville de Mons