Des labels pour la construction neuve

Marianne Tournier
Les maisons neuves, mais aussi les extensions supérieures à 150 m2 ou à 30 % de la surface des locaux existants, ont également leur DPE. C’est le maître d’ouvrage (donc l’acheteur) qui le fait établir, sauf dans le cas d’une vente en l’état de futur achèvement, où il est fourni par le promoteur au plus tard au moment de la livraison du bien.
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©DR

Les maisons construites aujourd’hui répondent au niveau minimal de la réglementation thermique en vigueur (soit la RT 2005) : elles sont classées D sur l’étiquette « énergie ». Mais il est possible d’obtenir de meilleures performances, caractérisées par le label HPE (haute performance énergétique) qui comporte cinq niveaux : HPE et HPE EnR (haute performance énergétique par énergie renouve-lable, - 10 % par rapport aux performances obtenues avec la RT 2005), THPE (- 20 %), THPE EnR (- 30 %) et BBC Effinergie (bâtiment basse consommation), le must, qui impose une consommation d’énergie primaire inférieure ou égale à 50 kWhep/m2/an en moyenne (modulés selon l’altitude et la zone géogra-phi-que de la construction) pour le chauffage, la production d’eau chaude, la ventilation, le refroi-dis-sement et l’éclairage.



Ce niveau de performance est équivalent à celui des labels suisse Minergie et allemand Passivhaus. Pour l’obtenir, la maison ne doit pas seulement être isolée. Il faut également qu’elle soit équipée d’un chauffage performant et atteigne un niveau élevé d’étanchéité à l’air, testé à la fin de la construction par un laboratoire d’infiltrométrie agréé. En faisant construire une maison labellisée BBC Effinergie (guère plus coûteuse), vous avez la garantie d’une promesse énergétique tenue grâce à une construction soignée. Si vous choisissez en plus un label HQE (haute qualité environnementale), la construction sera respectueuse de l’environnement et de votre santé… Sachez qu’il existe des aides financières pour la construction d’une maison certifiée.



Energie primaire, énergie finale

L’étiquette « énergie » indique des consommations exprimées en kWhep (« ep » pour énergie primaire) : il diffère du kWh facturé car il tient compte de l’énergie dépensée pour le produire et le transporter. C’est une unité conventionnelle qui permet d’additionner les consommations d’énergie (avant, on parlait de TEP, tonne équivalent pétrole) : ainsi, 1 kWh d’électricité « brûlé » nécessite 2,58 kWh produits. Pour les énergies fossiles, on considère ce facteur égal à 1. L’étiquette « énergie » donne le niveau de performance de la maison. Pour avoir une idée des kWh facturés, il faut se reporter au DPE et à la consommation estimée.



Pour en savoir plus

Sur les maisons basse consommation : www.maisoncertifiee.com, www.effinergie.org et www.constructeurs-nf.fr ou N° Azur 0 810 01 01 25.

Si vous souhaitez obtenir des informations sur les énergies et les aides de financement, contactez votre espace Info énergie (adresse au N° Azur 0 810 060 050 ou sur www.ademe.fr/particuliers/) et aussi www.impots.gouv.fr (page crédit d’impôt).

Comparez les prêts dédiés aux économies d’énergie proposés par les différentes banques sur www.ademe.fr (sur la page d’accueil).





Consommation énergétique

Les maisons répondant à la réglementation actuelle (RT 2005) sont classées D. Le niveau A est obtenu avec le label Effinergie. Entre les deux, quatre niveaux de performance sont proposés : HPE (isolation renforcée), HPE EnR (isolation renforcée et utilisation d’une énergie renouvelable pour le chauffage), THPE (niveau d’isolation encore renforcé) et THPE EnR.



Émission de gaz à effet de serre

L’étiquette « émission de gaz à effet de serre » tient compte du mode de chauffage. Ainsi, une maison chauffée au gaz et classée A sera moins bien classée que la même maison chauffée grâce à une pompe à chaleur.