La Cité de l’architecture et du patrimoine fête ses dix ans

Agnès Zamboni
Durant l’année 2018, ce lieu ouvert au public en 2007 sera le théâtre d’expositions uniques qui célèbrent le succès du musée et de ses collections d’exception. Parmi l’expo Globes à ne pas manquer.
Ce géorama, sorte de panorama tridimensionnel servait à l’éducation, la recherché et le divertissement. La spirale distributive mène au spectacle inédit de la Terre vue de l’intérieur, retournée sur elle-même, elle devenait visible d’un seul coup d’œil. Maquette de la Terre, Leicester Square, Londres, Illustrated London News, 1851.

Ce géorama, sorte de panorama tridimensionnel servait à l’éducation, la recherché et le divertissement. La spirale distributive mène au spectacle inédit de la Terre vue de l’intérieur, retournée sur elle-même, elle devenait visible d’un seul coup d’œil. Maquette de la Terre, Leicester Square, Londres, Illustrated London News, 1851.
©DR


Donations, acquisitions…



Jusqu’au 13 mai 2018, la galerie d’architecture moderne et contemporaine présentera les plus belles pièces du fonds d’architecture de ce musée. Maquettes anciennes ou contemporaines, dessins d’architecture (croquis, dessins, perspectives numériques) objets précieux ou ouvrages, tous témoignent de la création architecturale au XIXème et XXème siècle.



Projet d’usine sphérique à calcul météorologique où les ouvriers sont remplacés par des calculateurs. Reconstitution de la Forecast Factory de Lewis F. Richardson, 1984.

Projet d’usine sphérique à calcul météorologique où les ouvriers sont remplacés par des calculateurs. Reconstitution de la Forecast Factory de Lewis F. Richardson, 1984.
©Stephen Conlin




…et restaurations



Egalement visible jusqu’à la même date, dans la galerie des moulages, un accrochage des restaurations les plus marquantes des dix dernières années, avec moulages et copies murales sur lesquelles les restaurateurs travaillent dans le miroir de l’œuvre originale. Et souvent de véritables défis humains autant qu’architecturaux…



Ce projet de Cénotaphe, hommage à Newton, a été décliné en deux versions : l’une avec une sphère armillaire au centre, une voûte épaisse et une sorte d’esplanade en pied assez large autour du mausolée ; l’autre avec une voûte céleste s’affinant dans les hauteurs et une base plus resserrée. Projet de cénotaphe de Newton, Etienne-Louis Boullée, élévation géométrale.

Ce projet de Cénotaphe, hommage à Newton, a été décliné en deux versions : l’une avec une sphère armillaire au centre, une voûte épaisse et une sorte d’esplanade en pied assez large autour du mausolée ; l’autre avec une voûte céleste s’affinant dans les hauteurs et une base plus resserrée. Projet de cénotaphe de Newton, Etienne-Louis Boullée, élévation géométrale.
©BNF, Estampes et photographie




Eloge de la forme ronde



Mais l’exposition majeure sera certainement celle intitulée « Globes. Architecture et sciences explorent le monde », à découvrir jusqu’au 26 mars 2018. A travers 90 projets, elle explore comment les architectes accompagnés des astronomes, géographes ou écrivains ont participé à la découverte du monde terrestre et céleste et à sa représentation de l’antiquité à aujourd’hui. Au-delà des œuvres de science-fiction, elle s’impose en évocation de projets atypiques  qui mettent en lumière les formes rondes et sphériques issus de riches imaginaires. Enfin, ne manquez pas à partir de mars 2018, un hommage à l’architecte et designer finlandais Alvar Aalto et à partir de mai 2018, une évocation de l’architecture de mai 1968 en autres nouvelles expositions ! 



Contact :

Cité de l’architecture et du patrimoine


Palais de Chaillot,

1, place du Trocadéro

75116 Paris

www.citedelarchitecture.fr



L’intérieur du Panthéon de Rome présente une voûte en demi-sphère et une coupe circulaire qui figure un œil. Cet oculus géant de 8 mètres de diamètre joint le cosmos à la terre, le spirituel et le temporel, reçoit et diffuse la lumière. Photo : Intérieur du Panthéon à Rome, Giovanni Paolo Panini, huile sur toile, 1747.

L’intérieur du Panthéon de Rome présente une voûte en demi-sphère et une coupe circulaire qui figure un œil. Cet oculus géant de 8 mètres de diamètre joint le cosmos à la terre, le spirituel et le temporel, reçoit et diffuse la lumière. Photo : Intérieur du Panthéon à Rome, Giovanni Paolo Panini, huile sur toile, 1747.
©Cleveland Museum of Art




Troisième matrice de l’histoire des globes en architecture, le Panthéon de Rome a été conçu par Apollodore de Damas pour l’empereur Hadrien. Il était dédié à tous les dieux. Photo : Pantheum (Panthéon), Francesco Piranesi, Raccolta de’ tempj antichi, vol 3, 1780

Troisième matrice de l’histoire des globes en architecture, le Panthéon de Rome a été conçu par Apollodore de Damas pour l’empereur Hadrien. Il était dédié à tous les dieux. Photo : Pantheum (Panthéon), Francesco Piranesi, Raccolta de’ tempj antichi, vol 3, 1780
©Universiteitsbibliotheek Gent




Monument-globe aux côtés de l’hégémonique tour Eiffel. Globe céleste (ou Cosmorama), 1897-1900, Le Figaro illustré n°128, novembre 1900.

Monument-globe aux côtés de l’hégémonique tour Eiffel. Globe céleste (ou Cosmorama), 1897-1900, Le Figaro illustré n°128, novembre 1900.
©DR




Dans les courbes de l’Art nouveau, la rotondité de la terre trouve un terrain pour s’exprimer. Projet pour le pavillon de l’Homme à l’Exposition universelle de 1900, Alphonse Mucha, troisième version, 1897.

Dans les courbes de l’Art nouveau, la rotondité de la terre trouve un terrain pour s’exprimer. Projet pour le pavillon de l’Homme à l’Exposition universelle de 1900, Alphonse Mucha, troisième version, 1897.
©Národní galerie v Praze




Ce projet franco-anglais de Charles-François-Paul de Langlard et Pierre-Magloire Châtelain (1822-1833), baptisé Géorama, propose de représenter la Terre à l’intérieur d’une sphère creuse. Sur cette rotondité interne figurent continents et océans. Géorama, paru dans L’illustration, 1846.

Ce projet franco-anglais de Charles-François-Paul de Langlard et Pierre-Magloire Châtelain (1822-1833), baptisé Géorama, propose de représenter la Terre à l’intérieur d’une sphère creuse. Sur cette rotondité interne figurent continents et océans. Géorama, paru dans L’illustration, 1846.
©DR




Monument lumineux à Lénine, un projet de Grigori Gidoni et un hommage à la Révolution Soviétique. Construction du globe de l’Office central du télégraphe à Moscou Arkady Shaikhet, 1928. Collection of Alex Lachmann/Courtesy of Nailya Alexander Gallery, New York.

Monument lumineux à Lénine, un projet de Grigori Gidoni et un hommage à la Révolution Soviétique. Construction du globe de l’Office central du télégraphe à Moscou Arkady Shaikhet, 1928. Collection of Alex Lachmann/Courtesy of Nailya Alexander Gallery, New York.
©Collection of Alex Lachmann/Courtesy of Nailya Alexander Gallery, New York.




Pavillon américain lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1927. Son revêtement polymère a été consumé par un incendie en 1976 mais sa structure en acier encore utilisée abrite un musée de l’environnement. Pavillon des États-Unis pour l’Exposition universelle de Montréal, Canada, Richard Buckminster Fuller, Shoji Sadao, Peter Chermayeff, Terry Rankine, Ivan Chermayeff, 1967.               Estate of Buckminster Fuller

Pavillon américain lors de l’Exposition universelle de Montréal en 1927. Son revêtement polymère a été consumé par un incendie en 1976 mais sa structure en acier encore utilisée abrite un musée de l’environnement. Pavillon des États-Unis pour l’Exposition universelle de Montréal, Canada, Richard Buckminster Fuller, Shoji Sadao, Peter Chermayeff, Terry Rankine, Ivan Chermayeff, 1967. Estate of Buckminster Fuller
©Estate of Buckminster Fuller




Ce projet de Paolo Soleri, architecte et urbaniste italien, s’inscrit dans une série de stratégies d’urbanisations cosmiques. Leur illustration prend le contre-pied de son dessin, habituellement dense et technique, et privilégie des formes simples, une composition et une utilisation de couleurs faussement naïves. The bulb, Paolo Soleri, 1987.

Ce projet de Paolo Soleri, architecte et urbaniste italien, s’inscrit dans une série de stratégies d’urbanisations cosmiques. Leur illustration prend le contre-pied de son dessin, habituellement dense et technique, et privilégie des formes simples, une composition et une utilisation de couleurs faussement naïves. The bulb, Paolo Soleri, 1987.
©Cosanti foundation-Soleri, Archives