Une écomaison dans le Nord : prélude à l’édification d’un écoquartier

Anne-Claire Riot
Bordée par la Manche, la cité de Grande-Synthe, voisine de Dunkerque, abrite une écomaison que l’on peut explorer depuis 2008.
Le toit de l’écomaison se distingue avec ses deux cheminées à ventilation naturelle

Le toit de l’écomaison se distingue avec ses deux cheminées à ventilation naturelle
©DR

Exquise préfiguratrice du projet gargantuesque du futur écoquartier du Basroch, que cette construction dont la performance énergétique est prodigieuse. Conçue par ZEDfactory, agence anglaise dont le fer de lance est l’architecture durable, cette maison passive est une cousine des singuliers édifices égayant d’ores et déjà les écoquartiers d’une poignée de villes européennes.


Fribourg-en-Brisgau, Copenhague, Amsterdam ou Londres…autant de municipalités qui se sont inscrites dans la pérennité en incarnant les principes du développement durable. Les logis insolites à l’empreinte écologique discrète qui se dressent au cœur de ces cités, sont figures inspiratrices pour l’écoquartier du Basroch, dont les 470 logements passifs et/ou positifs devraient éclore en 2012.  


L’écomaison grand-synthoise est, par essence, peu friande d’énergie. Les matériaux qui la constituent ont un coût carbone bénin, son électroménager est économe et elle est divinement isolée. Rusée, elle sait aussi user des sources de chaleur qu’offre son architecture bioclimatique – orientation Nord-Sud, vastes sunspaces, ventilation naturelle à récupération de chaleur – afin de modérer les pertes d’énergie, et de soulager ainsi financièrement ceux qui la hanteront. Par ailleurs, les panneaux photovoltaïques qui la parent, lui permettent même d’être productrice d’énergie renouvelable.


Pensés à travers le prisme de l’écologie urbaine, l’écomaison de Grande-Synthe et le futur écoquartier du Basroch, deviennent les chantres par excellence d’un cadre de vie de qualité.