Une extension en verre qui met en valeur l’ancien

Agnès Zamboni
Une extension de 30 m² en plus pour cet agrandissement en façade qui ne dénature pas le charme de la maison d’origine. Une création audacieuse que l’on doit à l’agence Cauris Architectes.
La nuit, l’extension, sous son enveloppe de verre, apporte une certaine magie.

La nuit, l’extension, sous son enveloppe de verre, apporte une certaine magie.
©DR

Avant 


C’était un charmant pavillon de banlieue du début du XXème siècle, à la façade pignon bien dessinée et ornée de céramiques. Mais ses petites dimensions (31 m² au sol sur 3 niveaux) étaient trop étriquées. L’idée de l’extension se fait jour, mais pas question de détruire la maison existante et d’éventrer sa façade pour l’agrandir.


La végétation extérieure encadre l’extension et recrée un rapport privilégié avec le jardin.

La végétation extérieure encadre l’extension et recrée un rapport privilégié avec le jardin.
©DR


Le projet 


Les architectes Régis Barrot et Catherine Grimoin, de l’agence Cauris Architectes ont eu l’idée de greffer une extension en verre et acier.  Conçue comme une boîte filtrante, qui joue sur les effets de transparence gradués, elle crée une imbrication harmonieuse du neuf et de l’ancien.  Après démolition de l’appentis latéral, l’extension a permis de rééquilibrer le rapport entre la maison et les immeubles qui la cernent sur trois côtés. Le choix du métal et des toitures-terrasses répond à une recherche de légèreté pour ne pas écraser la construction existante.


La grande pièce à vivre vue de la mezzanine. Canapés Togo, Ligne Roset.

La grande pièce à vivre vue de la mezzanine. Canapés Togo, Ligne Roset.
©DR


Après 


L’extension a permis de doubler la surface au rez-de-chaussée et de recomposer une grande pièce à vivre de 60 m². En forme de véranda, elle est construite en relation  étroite avec l’escalier sur toute sa hauteur. Elle accueille l’entrée et un salon de 35 m², lui-même surplombé par un bureau en mezzanine. La sobriété  des lignes ne lutte pas avec  l’allure et le caractère particulier de la maison centenaire. L’effet de bâtiment accolé est évité grâce à la structure métallique qui vient envelopper la construction existante sans la masquer. En sus, la lumière naturelle pénètre partout, éclairant les pièces d’habitation qui n’en bénéficiaient pas auparavant. Le jardin a été recomposé avec des cyprès, comme un clin d’œil à la Toscane.


Une formule qui a tout bon ?  Qu’en pensez-vous ?


La grande verrière laisse généreusement passer la lumière dans le vaste salon d’où l’on profite aussi pleinement du jardin.

La grande verrière laisse généreusement passer la lumière dans le vaste salon d’où l’on profite aussi pleinement du jardin.
©DR


Réalisation :

Cauris architectes

Régis Barrot et Catherine Grimoin, architectes DPLG

88, rue du Président-Wilson, 92300 Levallois-Perret

Tél. : 01 47 30 49 21

Mail : r.barrot@cauris-architectes.fr et c.grimoin@cauris-architectes.fr

www.cauris-architectes.fr


Descriptif technique :

SHON : 120 m² + 60 m²  (extension sur deux niveaux) + terrasse de 30 m²

Année de création : 2004

Durée de l’étude : non communiquée

Durée des travaux : 8 mois

Montant des travaux : 200 000 HT

Dispositif énergétique : non communiquée

Performances énergétiques : non communiquées


L’extension a permis de mettre en valeur les volumes intérieurs.

L’extension a permis de mettre en valeur les volumes intérieurs.
©DR