Projet Heliotrope, en quête de lumière naturelle

Agnès Zamboni
Récompensée par un premier prix dans sa catégorie extensions-surélévations, au salon Maison bois d’Angers de cet automne, cette construction a été baptisée Héliotrope. Comme son nom l’indique, elle gravite vers le soleil. Une histoire en trois actes…
La surélévation est montée sur des béquilles qui renforcent la faiblesse de la construction ancienne.

La surélévation est montée sur des béquilles qui renforcent la faiblesse de la construction ancienne.
©Julien Lanoo

Avant :


C’était une petite maison sombre de facture modeste, avec deux niveaux. Bâtie sur une parcelle très étroite de seulement 6 mètres de large, on y accédait par un unique couloir de 1 mètre de large. Elle dessinait une masse enclavée, privée de lumière par les constructions voisines et un mur de 20 mètres de hauteur. Une vraie allure de grotte à l’humidité entretenue par la présence d’un aqueduc souterrain. Et une famille y résidait depuis une dizaine d’années.


La maison d’origine proposait 60 m², au fond d’une cour.

La maison d’origine proposait 60 m², au fond d’une cour.
©Julien Lanoo


Le projet :


L’architecte DPLG Nicolas Gaudard de l’agence Bang Architectes a compris que seule la flexibilité de l’ossature bois avec des éléments transportables à la main permettait de transformer cette maison sordide en puits de lumière. Son challenge ? Gagner en hauteur en s’élevant sur l’ancienne bâtisse à la hauteur maximale autorisée par la règlementation urbaine et le budget. La construction de la structure s’est faite «in situ» malgré le manque de place pour travailler. Les occupants ont du quitter les lieux pendant les travaux. La surélévation, sur deux étages tramés, a été réalisée en lamellé-collé de Douglas français. L’approche environnementale s’est confirmée dans le dessin d’un volume compact, la qualité de l’isolation thermique (laine de bois sur 12 cm) et l’absence de ponts thermiques grâce au choix du « tout bois ». A cela s’ajoutent les avantages du vitrage faiblement émissif, de l’éclairage naturel dans toutes les pièces (sauf dans les WC) pour limiter les consommations d’énergie, et bien sûr l’utilisation des matériaux sains : bois, linoleum, laine de bois, etc…


Au sommet, perché sur les toits de Paris, une grande pièce de vie et un salon en pleine lumière.

Au sommet, perché sur les toits de Paris, une grande pièce de vie et un salon en pleine lumière.
©Julien Lanoo


Après :


Le résultat ? Une construction qui a gagné en clarté avec un dégagement visuel et un centre de gravité situé au dernier étage, sommet de l’édifice, qui accueille les pièces de vie. La maison a gagné deux chambres d’enfant au premier étage et une petite salle de bains. Les parents ont fait leur nid au 3ème niveau, tandis que le 4ème accueille une cuisine ouverte et un salon. Côté esthétique, à l’extérieur, la maison de forme allongée et affinée de façon dissymétrique dessine un effet de grille verticale régulière. Tandis qu’une terrasse vers le sud, sud-ouest, esquisse une échappée. Le regard et l’esprit rêveurs des habitants s’élancent désormais vers les cieux…


Descriptif technique :

SHON totale : 170 m²

Etude : 1 an

Construction : 8 mois.

Année de construction : 2010

Coût de construction : 270 000 € TTC

Niveau de performances thermiques : équivalent BBC


 


Réalisation :

Bang architectes

4, cité Leroy, 75020 PARIS

Tél. : 09 53 14 76 96

Mail : contact@bangarchitectes.fr

Site internet : www.bangarchitectes.fr