Le bel avenir de la LED

Benjamin Tardy
On trouve des LEDs partout de nos jours : veilleuses, télécommandes, phares de voiture et sous formes de lampes à présent. Elles semblent même une meilleure alternative à l'ampoule fluocompacte. Comparons...
Classic A - Parathom chez Osram

Classic A - Parathom chez Osram
©Osram

Au départ de l'histoire de l'éclairage, il y eut la lampe à incandescence en 1879, puis la lampe fluocompacte en 1974. Aujourd'hui, la LED prend de plus en plus de place sur le marché des luminaires. De l'anglais light-emitting diode, la belle serait pressentie pour remplacer l'ampoule fluocompacte, jusqu'à atteindre 75 % du marché de l'éclairage d'ici 2020. Pourquoi ?



Considérons l'ampoule fluocompacte. Elle consomme jusqu'à 80 % moins d'énergie que son aïeule à incandescence et dure 6 à 20 fois plus longtemps, soit. Or notre chère fluo contient du mercure, ce qui en fait un déchet dangereux, sans parler du jour où vous réussissez à la casser (si ce jour arrive, nettoyez avec une éponge humide en évitant le contact avec la peau, et aérez bien. Surtout pas d'aspirateur ni de lavette !). De plus, elle émet un champ magnétique puissant, nocif pour la santé à moins d'1m30. Ajoutons qu'elle dispose d'un nombre de cycles marche/arrêt limité, et consomme plus à l'alumage que sur une longue durée. On ne doit donc la poser que dans les pièces à vivre, où la lumière reste allumée, et le champ magnétique aussi...



La diode électro-luminescente (ou LED) à présent. Pour un coût d'achat deux fois supérieur, elle consomme 90% moins d'énergie que la lampe à incandescence, dure 10 à 35 fois plus longtemps et s'adapte à toutes les lampes. Sa taille mini et sa palette de couleurs lui permettent toutes les fantaisies. Pas de produits dangereux, pas de champ magnétique, et il faut y aller pour briser une LED. Un bémol cependant pour la LED bleue : allumée la nuit, celle-ci perturberait le cycle du sommeil.



La comparaison parle d'elle-même. La LED a de grandes chances de sortir vainqueur de la bataille pour la lumière. Les grandes marques du design l'ont d'ailleurs bien compris. On retrouve la belle chez Ligne Roset, avec son luminaire « Brindilles » par François Azambourg, composé de 108 LEDs. Cinna s'approprie de même la petite ampoule avec sa liseuse « Paranoid 2 » par Swann Bourotte, tissée de 44 LEDs. Catherine et Bruno Lefebvre s'illustrent également dans cette technologie avec « Myriad », des projecteurs à LEDs sur câbles, toujours chez Cinna.



Tout porte à croire que bientôt, la maison sera complètement éclairée aux LEDs, et ce sera beau.



www.led-fr.net

www.ligneroset.fr

www.cinna.fr

www.osram.fr

www.cree.com