Choisir un parquet

Cléo Trocmé
Choisir un parquet, c'est la garantie d'un charme inimitable dans la maison. Mais les questions sont nombreuses. Faut-il choisir un parquet massif ou contrecollé ? Et comment poser le parquet ? Eléments de réponses.
Un parquet en teck pour les pièces humides. Joint noir intégré. Finition pré-huilée. Epaisseur 12 mm. Mississippi. Le Comptoir Seigneurie Gauthier.

Un parquet en teck pour les pièces humides. Joint noir intégré. Finition pré-huilée. Epaisseur 12 mm. Mississippi. Le Comptoir Seigneurie Gauthier.
©2010 DR

Authentique, noble, un parquet est un revêtement de sol naturel mais le choix est si vaste qu'il est parfois difficile de s'y retrouver entre parquet massif et contrecollé, entre les différentes essences, les modes de pose et les finitions.



Parquet massif ou contrecollé ?

L'appellation parquet regroupe le parquet massif et le contrecollé.



Le parquet massif se compose d'une seule essence de bois et mesure de 10 à 35 mm d'épaisseur.

Le contrecollé, aussi appelé parquet flottant, mesure 10 à 15 mm d'épaisseur au total. Il se compose de plusieurs épaisseurs : une âme en fibres de bois, un contre-parement en résineux et une couche d'usure ou de parement en bois massif supérieure à 2 mm. Plus cette couche d'usure est épaisse, plus le sol sera résistant.



Quelle essence choisir ?

L'essence dépend de l'usage et de la teinte désirée.

Dans les pièces à fort passage, couloir ou salon, un bois résistant et facile d'entretien est choisi (chêne, charme, essences exotiques…).

Dans les chambres, un bois plus tendre de type résineux (sapin, épicéa…) fait parfaitement l'affaire.

Dans les pièces humides, c'est une essence imputrescible qu'il faut choisir (teck ou merbau par exemple).



Côté teinte, les essences rougeoyantes (moabi, merisier…) créent une ambiance contemporaine. Les marrons (châtaignier, teck…) s'intègrent mieux dans des univers plus traditionnels. Quant aux parquets clairs (hêtre, frêne…), ils évoquent les intérieurs scandinaves.



Comment poser un parquet ?

Traditionnellement, un parquet est cloué sur lambourdes. Mais cette pose longue et fastidieuse, obligatoire à partir de 20 mm d'épaisseur pour garantir la stabilité a plusieurs inconvénients. Elle surélève le sol d'au moins 50 mm et est incompatible avec un plancher chauffant.

C'est pour cette raison qu'elle est aujourd'hui délaissée au profit de la pose flottante. Equipées d'un système de clips, les lames s'emboîtent les unes aux autres. Simple et rapide à réaliser, la pose flottante permet de poser le parquet directement sur un ancien revêtement (carrelage ou moquette).

La pose collée, enfin, est privilégiée dans le cas d'un sol chauffant.



Quelle finition pour mon parquet ?

Fragile et contraignante, la cire est désormais supplantée par les huiles et vernis qui protègent efficacement le bois contre les taches et facilitent son entretien quotidien.



L'huile met en valeur le veinage du bois. Le résultat est naturel et satiné.

Pour garantir une bonne protection du bois, l'application d'huile doit être renouvelée une à deux fois par an. Le nettoyage courant se fait par balayage humide avec un savon d'entretien spécifique.

Les finitions huilées sont privilégiées dans les pièces humides ou à fort passage.



Le vernis ou vitrificateur forme une très fine pellicule sur le bois qui empêche les taches et l'humidité de pénétrer. Les vernis brillants sont aujourd'hui remplacés par des aspects satinés ou mats, plus naturels.

Cette finition est déconseillée dans les pièces humides.

Au quotidien, aspirateur et serpillière humide suffisent. Une à deux fois par an, l'application d'un métallisant renforce le film protecteur. Attention, un parquet vitrifié craint par-dessus tout les rayures.



Le parquet, un revêtement écologique ?

Matériau naturel, le parquet peut être considéré comme un revêtement écologique lorsqu'il respecte certaines conditions d'origine, de finition et de pose.