Glaces : le dessert préféré des Français résiste à la crise

Marie-Laure de Vienne
Le marché des glaces est loin de fondre : il maintient le cap sur le long terme et devient plus que jamais un acte d’achat plaisir au prix abordable.
La belle framboise

La belle framboise
©DR

Malgré une mauvaise année pour la consommation hors domicile, la progression du marché est positive en valeur et en volume, d'après Christian Millet, secrétaire général du syndicat des fabricants industriels de glaces, sorbets et crèmes glacées (SFIG). Avec un total de 1,67 milliards d’euros en 2008 le marché a progressé en 2009 de 4,1 % en valeur et avec 345 millions de litres de glace vendus de plus 6,1 % en volume.



Globalement le marché progresse plus en valeur qu’en volume et reste très fluctuant car soumis aux aléas climatiques. « Si 2009 a donc été plutôt bon dans le secteur GMS, c’est grâce à une bonne et chaude météo », constate Christian Millet, alors que le secteur hors domicile a baissé de près de 30 % subissant de plein fouet la baisse de fréquentation des restaurants liée à la crise économique.



Face à la situation économique, les glaces se révèlent donc mieux résister que les autres produits dits « météo dépendants », car ce produit est source de plaisir et c’est là le vrai moteur du marché. Le consommateur choisit une glace selon le type d’occasion : détente ou dessert ; puis intervient le type de produit, la marque et enfin le prix.



En juillet 2009, en GMS les principaux intervenants sont les marques de distributeurs avec 30,2 % en valeur et 40,9 % en volume, Unilever avec 25,6 % en valeur et 21,5 % en volume, Nestlé avec 17,5 % en valeur et 15,6 % en volume, Masterfoods avec 7,3 % en valeur et 3,5 % en volume, Häagen-Dazs avec 5,6 % en valeur et 1,8 % en volume.



Ce secteur de la GMS est totalement dominé par la notion plaisir de l’achat ; là où la consommation est plus complexe hors domicile.