Le retour du goûter

Marie-Laure de Vienne
Autrefois réservé aux enfants, le goûter devenu trans-générationnel devient surtout la douce folie des femmes. Elles se l’approprient de manière luxueuse dans les hôtels ou de manière plus intimiste entre amies chez elle autour de divines sucreries.
Millefeuille chataigner

Millefeuille chataigner
©2009 DR

On croyait le « tea time » réservé aux Anglais et la tartine Nutella aux enfants et adolescents ! Il n’en est plus rien… Les adultes et tout spécialement les femmes, sont gagnés par la douce et régressive tendance du goûter. Retour à l’enfance, madeleine proustienne, accros au sucre, besoin d’un moment anti-stress : toutes les excuses sont valables pour plébisciter le nécessaire arrêt du five o’clock tea or chocolate !





Goûters chics en ville



Grands hôtels et pâtissiers ont compris l’enjeu gourmand et commercial du goûter et certains proposent des arrêts pour les petits creux de 16 heures. Pour les amateurs de vrais « 4 heures », voici des adresses incontournables : les boutiques Mariages Frères pour leur riche sélection de thés et de pâtisseries au thé vert ; pour les férus de chocolat à boire et à croquer, les maisons Angelina (l’Africain et sa chantilly, le Mont Blanc), Jean Paul Hévin (spécialité divine de tarte au chocolat) et Jacques Genin (tarte au citron et millefeuille au miel de châtaigne). A La Maison du Chocolat, il est encore temps de tester les petits pots glacés (pamplemousse à l’eau de rose, pistache). Tout aussi luxueux, au Park Hyatt Vendôme, le pâtissier de Rouquette, Jean-François Foucher, fait retourner à l’école tous les gourmets avec un écritoire en bois garni de douceurs.





Produits phare des pâtissiers de renom



Certains pâtissiers se sont taillés une telle réputation sur un produit que les très gourmandes n’achètent leurs goûters que chez ces derniers. Pierre Hermé revisite les grands classiques telles que la vanille, même si la rose et son Ispahan demeurent « sa » signature. Fauchon monopolise l’éclair qui s’habille de multiples glaçages selon les parfums (pas moins de 45 déclinaisons sucrées et salées). En 1955, Dalloyau invente l’Opéra, aujourd’hui le mariage chocolat-café est réinventé autour du praliné et du caramel avec une crème gianduja. Lenôtre reste incontournable pour la meringue d’automne et ses macarons (nouveaux parfums d’automne : poire chartreuse, chocolat vin chaud, châtaigne grillée).



Goûter à la maison



Certain(e)s préféreront cacher leur gourmandise chez eux muni(e)s de gaufres, de crêpes ou de petits pains (Picard surgelés) au lait ou de brioche. La praluline de Pralus aux nougatines roses est à se mettre à genoux ! Il n’y a même pas besoin d’y ajouter les divines confitures d’Hédiard (fruits-fleurs comme la groseille-géranium, la citron-pavot). A défaut d’un goûter complet, les accros de la fève cacao grignoteront les dernières tablettes Nestlé Grand Chocolat aux éclats de caramel, de nougatine, de cranberry ou s’adonneront à la boisson du dieu aztèque avec les toutes dernières capsules Senseo Chocobreak.

Pour créer une ambiance goûter, n’oubliez pas d’allumer les petites bougies religieuses, mini fours, cup cakes, macarons de Point à La ligne !!!!!