La rentrée des papiers peints

Karine Quédreux
Comme un goût de déjà vu, les papiers peints surfent sur toutes les facettes, histoire de séduire tous azimuts sur un air de nostalgie revisité !
« Empreintes ethniques ». Instinct animal, fibres naturelles, couleurs chaudes signent un retour aux origines (réf. Tiffanie Zambaiti).

« Empreintes ethniques ». Instinct animal, fibres naturelles, couleurs chaudes signent un retour aux origines (réf. Tiffanie Zambaiti).
©DR

Le motif végétal se fait plus discret et délicat avec des impressions minimalistes comme un copier-coller des éléments de la nature. Branches, arbres et fleurs se dessinent au trait dans le plus grand des raffinements (Montecolino, Tiffanie Zambaiti, Graham & Brown…).


Côté ethnique, on pousse sur les couleurs chaudes dans des références aux fibres naturelles. Le trait se fait zébré ou se travaille en écaille comme des impressions de peaux animales (Erismann, Rasch, Sedim-Marburg…), à moins que l’animal ne prenne le parti de s’exprimer grandeur nature à l’instar des vaches de Marimekko (Lutèce).


Les années 50 n’en finissent pas d’exhumer des motifs graphiques aux coloris piqués dans les références de l’époque (Myrine Créations, Lutèce, AS Création…).


Les années 60/70 leur emboîtent le pas mettant à l’honneur l’imagerie pop inspirée de la publicité et des « comics » (Rasch). Roy Lichtenstein inspire et revient sur le devant de la scène (Lutèce, 4 murs) à côté des super héros de la BD (Rasch, PS International). Les couleurs sont franches et le graphisme s’affiche avec réalisme : effigies de Lego® (Myrine Créations), trombones (4 murs), typos (Montecolino)… à mélanger avec des pois (AS Création, Grandeco) ou des rayures (Graham & Brown).


Dans le registre de l’ailleurs, l’Inde a décidemment le vent en poupe. Consacrée à Beaubourg avec l’exposition « Paris, Delhi, Bombay », l’arabesque stylisée cohabite avec le « bling bling » bollywoodien accusant le grand écart entre la culture traditionnelle et la scène contemporaine. Et pour ce qui est de la tendance phare, saluons le retour des matériaux en trompe l’œil. Effets fausses briques, pierres de parement, carrelages Métro, bois, lambris, bambou, soies, moires, laines, cuirs capitonnés (Koziel, Grandeco, Lutèce, Graham & Brown)…, les papiers peints créent l’illusion à la perfection pour signer des intérieurs intemporels qui surfent sur le métissage des genres.


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