Les Carreaux de Paco se dévoilent !

Alexandra Trubat
Boutique de carrelage et de mosaïque de Paris, les Carreaux de Paco se situe dans le XVIIème arrondissement. Paco, comme se prénomme son propriétaire, propose des carrelages de sols et muraux avec tous types de carreaux. De l’ardoise au marbre, en passant par le grès et la terre cuite, et du format le plus petit de 1 x 1 cm au plus grand modèle de 1 x 3 m, il y en a pour tous les goûts.
Les Carreaux de Paco, c’est aussi une histoire de famille. Paco a suivi la voie de son père lui-même vendeur de carrelage. Ce passionné de carreaux dévoile donc sa vision du monde de la céramique.
Des mosaïques façon Warhol que l’on ne trouvent pas chez tous les vendeurs de carrelage

Des mosaïques façon Warhol que l’on ne trouvent pas chez tous les vendeurs de carrelage
©DR

Qu’est-ce qui est important pour vous dans votre sélection de carrelages ?



Depuis 6 ans que nous sommes installés ici, ce qui compte le plus pour moi c’est la qualité des carreaux. Le choix des usines est donc très important. Une fois, je n’ai pas hésité à jeter une cargaison entière de carreaux dont beaucoup présentaient des défauts. Pour moi, c’était de la mauvaise qualité et je peux dire que ce jour là, j’ai gagné de l’argent.



Quand les gens payent un certain prix, ils ne doivent pas être déçus de leur achat. Il faut donc qu’aucun carreau ne soit de travers, qu’ils soient tous conformes.





Quand les clients viennent chez vous, que trouvent-ils de plus qu’ailleurs ?



Par rapport à un magasin de bricolage, notre plus, c’est la sélection des produits. Sur une quinzaine d’usines, il m’arrive de ne choisir que trois ou quatre séries de carreaux. Nous n’avons pas de stocks, et toutes les commandes sont à la contremarque. C’est pourquoi, la finition du produit est très importante. Tous les carreaux doivent être impeccables et s’ils sont rectifiés, ils doivent l’être parfaitement. Notre gamme de premier choix n’a également rien à voir. Le prix de nos carreaux les plus chers se situe autour de 200 euros le m², en mosaïque cela peut monter jusqu’à 2500 euros. Mais notre marge reste honnête. Je ne crois pas que nous soyons en concurrence avec les grandes surfaces car nous ne cherchons pas les mêmes clients.



Ici, les clients bénéficient de tous les conseils dont ils ont besoin. Les carreaux, les matériaux, les techniques de pose, les motifs, les associations de matériaux ou encore les produits nécessaires pour les poses ; je peux répondre à toutes leurs questions. Et pour ceux qui n’en ont pas besoin, comme les architectes et les décorateurs, il y a d’autres avantages. Nous avons des milliers de références, mais il est possible de dénicher un carreau particulier pour un client.





Justement, comment faites-vous pour trouver la perle rare ?



C’est assez simple sur Paris car les fournisseurs viennent me voir d’eux-mêmes dès qu’ils ont une nouveauté. Au début, il a fallu que je les démarche mais maintenant ce sont eux qui viennent me proposer leurs dernières nouveautés de carreaux. C’est l’avantage du bouche à oreille. Je commence à être connu car il y a un bon retour de la clientèle. Les gens parlent entre eux. Ou alors, il y a un appel d’offre et c’est comme ça que, petit à petit, on se fait une clientèle.



Mais, je continue quand même à aller, tous les ans, aux deux grands salons sur la céramique qui ont lieu en Italie, à Bologne (le salon professionnel "Cersaie") et à Valence (le salon international de la céramique et du carrelage). Cela me permet de découvrir les nouvelles tendances et de proposer le dernier cri du carrelage à mes clients.



J’essaie d’avoir toujours la dernière actualité, évidemment selon mon goût. Je ne vais pas vendre ce que je ne mettrais pas chez moi.



Il y a trois ans, j’ai découvert en Italie un nouveau carreau très fin conçu pour la rénovation. Il peut donc se poser sur un matériau existant dès lors qu’il est en parfait état (sur un ancien carrelage, notamment). Ce carrelage est un mélange en grès cérame et résine proposé par des marques comme Cotto d'Este. La première année, je n’en ai pas vendu un seul, les gens n’avait pas confiance. Et puis, les ventes se sont enclenchées les années suivantes. Je pense que c'est un carrelage qui devrait se généraliser et devenir une norme aussi bien pour les sols que les murs à cause de sa finesse et de sa souplesse. La preuve, aujourd’hui, beaucoup de fabricants de carrelage proposent une série fine.





Est-ce facile de conseiller les clients ?



C’est toujours un peu délicat de conseiller les gens car on conseille selon ses propres goûts. Mais j’essaie d’aiguiller les clients au mieux. Par exemple, depuis trois ans, les carreaux en grès cérame façon béton sont devenus incontournables. Beaucoup de personnes en achètent pour le poser en diagonale. C’est à moi de leur expliquer que c’est un type de pose traditionnel, un peu vieillot, qui ne convient pas à un matériau moderne. Quand un client achète un carreau moderne, quel est l’intérêt de le poser avec une méthode traditionnelle ? Mais tout le monde ne peut pas le savoir. Je suis donc là pour mettre mon expérience à leur service.



Les Carreaux de Paco

9, rue Jouffroy d'Abbans

75017 Paris

www.lescarreauxdepaco.com