La Maïon, la villa niçoise de Joseph Karam

Alexandra Appert
C’est sur la basse corniche de Nice que Joseph Karam aménage le pavillon d’octroi d’une ancienne propriété en deux duplex distincts.
La Maïon à flanc de corniche

La Maïon à flanc de corniche
©2009 Francis Amiand

Le premier abrite la branche niçoise de son cabinet Parisien d’où ses architectes dirigent les travaux d’une dizaine de villas en cours de réhabilitation et d’extension ; et l’autre en petit pied-à-terre aménagé à la manière d’une suite d’hôtel de charme où il séjourne lors de ses déplacements sur la Côte d’Azur pour surveiller ses chantiers de près. « J’aime cette région », confie-t-il, « sa lumière, sa mer, son ciel, sa végétation me rappellent le Liban, mon pays natal, d’où j’ai été forcé de partir il y a plus de 30 ans sous le sifflement des balles des kalachnikovs. »



Par ailleurs, Joseph Karam vient d’acquérir un terrain aux alentours de Moscou sur lequel il compte construire, comme à Nice, des bureaux avoisinants un autre pied-à-terre. L’aménagement se fera cette fois dans un style différent mieux adapté au lieu et à l’environnement.



Cette capacité d’adaptation aux différents styles est une caractéristique de l’architecte. Il manie aussi aisément le style XVIIIème que le contemporain minimaliste en passant par l’Art Nouveau et l’Art Déco, tout en y ajoutant sa touche personnelle et ses créations de mobilier. Plusieurs projets dont on lui a confié la décoration en témoignent. « C’est très facile de se spécialiser dans un style particulier ou un genre précis » dit-il, « mais ce n’est pas amusant, je dirais même que c’est ennuyeux et quand un artiste s’ennuie, il est mort… »