A Paris, l’Hôtel The Hoxton décline les décalages de styles

Agnès Zamboni
Sur la toile de fond de l’architecture du Siècle des Lumières, cet ancien hôtel particulier a été rénové dans un esprit qui rend hommage aux designers français des années 1950.
Après Londres, Amsterdam et New-York, The Hoxton s’installe à Paris dans un ancien hôtel particulier construit au XVIIIème siècle. Pour lui redon­ner tout son lustre, sa façade, entiè­re­ment sculp­tée, a été réno­vée dans les moindres détails.

Après Londres, Amsterdam et New-York, The Hoxton s’installe à Paris dans un ancien hôtel particulier construit au XVIIIème siècle. Pour lui redon­ner tout son lustre, sa façade, entiè­re­ment sculp­tée, a été réno­vée dans les moindres détails.
©Alan Jensen


Un lieu historique



Ancien Hôtel Rivié, construit au XVIIIème siècle par l’architecte Nicolas d’Orbay pour Etienne Rivié, conseiller de Louis XV, la rénovation de ce lieu a nécessité 4 ans de travaux. Ex-manufacture textile, elle avait été aussi laissée à l’abandon pendant une dizaine d’années, lorsque les architectes d’intérieur Humbert & Poyet, l’équipe Solo houses, le studio créatif d’Ennismore et la société ERT­TIM Archi­tectes SA ont démarré le chantier. L’hô­tel forme un ensemble de trois bâti­ments classé aux Monu­ments His­to­riques ; la par­tie la plus ancienne est située entre les deux cours. Nico­las Pineau, le sculp­teur qui tra­vailla à la déco­ra­tion de l’hô­tel, comp­tait parmi les plus émi­nents repré­sen­tants pari­siens du cou­rant Rococo, un style très en vogue dans l’Eu­rope de l’époque.



Le Jacques’ Bar offre une atmosphère intimiste avec des tabourets houssés de velours.

Le Jacques’ Bar offre une atmosphère intimiste avec des tabourets houssés de velours.
©Alan Jensen




Un bar à l’ambiance unique



Le bar a été aménagé dans la partie la plus ancienne de l’hôtel particulier. C’est l’un des lieux les plus curieux de l’hô­tel, ins­piré par l’es­thé­tique du peintre Jacques Majo­relle et le célèbre jar­din de sa villa à Marrakech. Il s’en dégage une atmo­sphère à la fois cosy et exo­tique, avec un par­quet Ver­sailles, des papiers-peints flo­raux, des cana­pés rem­bour­rés, des pal­miers… Des tuiles ori­gi­nales du XVIIIème siècle ont été récu­pé­rées pour consti­tuer la magni­fique mosaïque du Jac­ques’ Bar. Et des colonnes en acier, dénichées pen­dant la res­tau­ra­tion, ont été trans­for­mées et uti­li­sées pour sou­te­nir l’es­ca­lier du lobby et les pas­sages entre les cours.



La déco­ra­tion des chambres est un hom­mage au savoir-faire arti­sa­nal et industriel fran­çais datant deux époques très impor­tantes de l’his­toire pari­sienne, la fin du XIXème siècle et les années 1950. Appliques murales lumineuses, réédition d’une déclinaison de la lampe Gras par les éditions DCW.

La déco­ra­tion des chambres est un hom­mage au savoir-faire arti­sa­nal et industriel fran­çais datant deux époques très impor­tantes de l’his­toire pari­sienne, la fin du XIXème siècle et les années 1950. Appliques murales lumineuses, réédition d’une déclinaison de la lampe Gras par les éditions DCW.
©Alan Jensen




Le design industriel réinterprété



Les chambres de l’hôtel sont classées en 4 catégories : La Shoebox, La Cosy, La Roomy et La Biggy qui offre un accès privilégié au jardin carré. Leur décoration repre­nd des détails typi­que­ment pari­siens comme les cor­niches, les boi­se­ries et les par­quets en point de Hon­grie au classicisme brisé par l’uti­li­sa­tion de maté­riaux plus modernes. Réédition de lampes Gras, cloi­sons en maille de lai­ton, maté­riaux iconiques comme le for­mica et réfé­rences à des desi­gners comme Jean Prouvé ou Mathieu Matégot, les années 1950 sont aussi à l’honneur. Par ailleurs, des poutres en bois mas­sif ont été mises en valeur dans cer­taines chambres du 4ème étage.



Contact :

The Hoxton Paris


30-32, rue du Sentier, 75002 Paris

Tél. : 01 85 65 75 00

www.thehoxton.com



Meubles et luminaires  de réédition et créations actuelles composent un univers vintage sans excès. Lampe de table Gras, réédition DCW.

Meubles et luminaires de réédition et créations actuelles composent un univers vintage sans excès. Lampe de table Gras, réédition DCW.
©Alan Jensen




La salle de bains est structurée comme une boîte multifonction faisant office de dressing et auquel s’adosse un bureau.

La salle de bains est structurée comme une boîte multifonction faisant office de dressing et auquel s’adosse un bureau.
©Alan Jensen




Les 172 chambres sont réparties autour de deux cours intérieures.

Les 172 chambres sont réparties autour de deux cours intérieures.
©Alan Jensen




La tête de lit est mise en valeur par un pan de mur peint. Appliques murales Gras rééditées par DCW.

La tête de lit est mise en valeur par un pan de mur peint. Appliques murales Gras rééditées par DCW.
©Alan Jensen




La salle de bains, derrière sa verrière façon atelier, renoue avec les racines du quartier qui abritait autrefois nombre d’artisans, de petites manufactures et usines.

La salle de bains, derrière sa verrière façon atelier, renoue avec les racines du quartier qui abritait autrefois nombre d’artisans, de petites manufactures et usines.
©Alan Jensen




Le carrelage de la salle de bains imite un appareillage de briques peintes en blanc et met en valeur la robinetterie en laiton aux finitions cuivrées et patinées.

Le carrelage de la salle de bains imite un appareillage de briques peintes en blanc et met en valeur la robinetterie en laiton aux finitions cuivrées et patinées.
©Alan Jensen




Sur les tables de chevet, téléphone et radio vintage réédités signent la décoration qui fait référence aux années 1950.

Sur les tables de chevet, téléphone et radio vintage réédités signent la décoration qui fait référence aux années 1950.
©Alan Jensen




La décoration du restaurant compose une atmosphère contemporaine de brasserie de style français avec des panneaux de bois, un comptoir coiffé de marbre, des murs en plâtre et de confortables banquettes.

La décoration du restaurant compose une atmosphère contemporaine de brasserie de style français avec des panneaux de bois, un comptoir coiffé de marbre, des murs en plâtre et de confortables banquettes.
©Alan Jensen




L’hô­tel compte aussi quinze esca­liers qui ont tous été minu­tieu­se­ment res­tau­rés et pour cer­tains, dépla­cés afin de les mettre en valeur. On accède au lobby par un esca­lier ori­gi­nel du XVIIIème siècle.

L’hô­tel compte aussi quinze esca­liers qui ont tous été minu­tieu­se­ment res­tau­rés et pour cer­tains, dépla­cés afin de les mettre en valeur. On accède au lobby par un esca­lier ori­gi­nel du XVIIIème siècle.
©Alan Jensen




Dans le lobby, style vintage et éclectisme.

Dans le lobby, style vintage et éclectisme.
©Alan Jensen




Dans une des cours intérieures, un mur végétal et son effet de jungle verticale transforme l’espace urbain et pavé en jardin d’hiver.

Dans une des cours intérieures, un mur végétal et son effet de jungle verticale transforme l’espace urbain et pavé en jardin d’hiver.
©Alan Jensen




Deux esca­liers en spi­rale – l’un dans le lobby, l’autre per­met­tant d’ac­cé­der au Jac­ques’ Bar – par­ti­cu­liè­re­ment remar­quables et datant de plus de 300 ans, ont été conservés.

Deux esca­liers en spi­rale – l’un dans le lobby, l’autre per­met­tant d’ac­cé­der au Jac­ques’ Bar – par­ti­cu­liè­re­ment remar­quables et datant de plus de 300 ans, ont été conservés.
©Alan Jensen




Au sol, parquet au point de Hongrie et carrelage imitant les carreaux ciment aux motifs bicolores jouent les effets géométriques.

Au sol, parquet au point de Hongrie et carrelage imitant les carreaux ciment aux motifs bicolores jouent les effets géométriques.
©Alan Jensen




Au bar, la partie lounge joue la décontraction à l’orientale avec des poufs et un tapis de style berbère, en référence au peintre Jacques Majorelle.

Au bar, la partie lounge joue la décontraction à l’orientale avec des poufs et un tapis de style berbère, en référence au peintre Jacques Majorelle.
©Alan Jensen