Electrorama, au service de la lumière

Christian de Rivière
Selon Pierre Ferrère, président d’Electrorama, l’éclairage est la conjonction de technicité et d’habillage de l’espace. Son leitmotiv est d’apporter à une clientèle grand public ou professionnelle une réponse complète d’éclairage à la question comment mettre en lumière ? Pour ce faire, il propose d’apporter les bons produits, par les bons designers dessinant pour les bonnes marques.
Electrorama, depuis 1965 boulevard Saint-Germain !

Electrorama, depuis 1965 boulevard Saint-Germain !
©DR

Quelles sont les questions à se poser pour avoir un bon éclairage ?


Pierre Ferrère : La lumière doit respecter les fonctions des différentes pièces : la cuisine pour un éclairage d’ambiance et précis, la salle de bains où l’éclairage doit être fonctionnel en respectant les normes Classe 2 et indices de protection. Pour les lieux de vie comme le salon, la salle à manger ou la chambre, différentes ambiances sont nécessaires. Dans les pièces de réception, on aime avoir deux types d’ambiances d’éclairage : une lumineuse et une plus intime, dans sa chambre on a besoin de liseuses et d’un éclairage général… sans oublier que grâce à la lumière et aux luminaires on décore l’espace.


En outre, nous répondons maintenant de plus en plus souvent à des souhaits d’éclairage outdoor : terrasse, jardin, baliser un chemin, éclairer un bouquet d’arbres, un bassin ou une piscine sont des demandes fréquentes, mais néanmoins techniques et très sophistiquées.


 


Pour ou contre la multiplication des sources ?


P.F. : Trois technologies se côtoient. Tout d’abord les ampoules incandescentes dont la vie s’achèvera d’ici 2 ans. Ensuite les fluo compactes qui sont en réalité une sorte de tubes fluorescents coudés qui ont beaucoup progressés et sont devenues encore plus économes. Et maintenant, nous arrivons aux Leds qui sont encore chères mais arriveront massivement à partir de 2012 ce qui devrait logiquement faire chuter les prix. Une polémique actuelle vise à les incriminer, mais chacun sait qu’il ne faut jamais regarder un faisceau lumineux dans les yeux pour ne pas blesser la rétine. Le pire étant le soleil, mais il faut noter que les éclairages à Leds sont presque toujours indirects car ils servent de balisage, de surlignement, d’inclusion, ou encore d’accentuation.


 


Vos conseils s’adressent-ils plutôt aux pros ou au grand public ?


P.F. : Les deux en réalité. Nous avons un bureau d’étude de 5 personnes qui traite des chantiers professionnels et résidentiels. Les particuliers peuvent venir avec leur architecte ou leur décorateur, car l’éclairage est vraiment technique et nous sommes à même de les conseiller pour habiller de lumière une pièce. Et sinon, nous offrons la possibilité de nous déplacer chez les particuliers pour auditer leur éclairage pour un coût modique. Et cette somme sera déduite si le client achète.


Nous avons aussi lancé une activité « relamping » afin de fournir des flux réguliers de stocks d’ampoules de remplacement pour les chaînes de magasins. Cela leur simplifie la vie et leur permet de ne pas rester en rade d’éclairage de vitrines ou de cabines d’essayages !


 


Faites-vous de l’éclairage d’art ?


P.F. : Cela nous arrive en effet de travailler pour des galeries d’art qui ont une double problématique pour notre bureau d’études: elles ont besoin d’une part de mettre en lumière la galerie, et d’autre part d’éclairer les œuvres en les mettant en valeur le mieux possible. Tout un art !


 


Avez-vous des exclusivités ?


P.F. : Pas réellement, mais nous proposons déjà près de 200 marques : 120 à dominante décoratives et architecturales et 80 de luminaires techniques pour les hôtels, magasins er le tertiaire. Mais si on découvrait le nouveau Ingo Maurer, nous serions enchantés de le représenter. En revanche, nous aimons rendre hommage ponctuellement à une marque ou un designer au travers d’expositions ponctuelles ou vitrines dédiées comme en ce moment Tobias Grau ou de nouveaux designers de luminaires comme Angelo Mellia avec ses lampadaires en plexiglas irisé. Et nous participons aussi à remettre à la mode des marques françaises comme Serge Mouille que nous avons relancé l’an dernier. En revanche, nous ne vendons pas de vintage, uniquement des rééditions.


 


Vos best sellers actuels ?


Pour les lampes à poser, les modèles de Starck comme la Miss K de Flos sont devenues des incontournables. En suspensions, le style industriel revu et corrigé en caoutchouc par le scandinave Muuto rencontre un joli succès. Pour les appliques, je dirai la Dioscuri de chez Artemide et les Astro pour les salles de bains car très bien placées en prix. Et pour les lampes de bureau, la Tolomeo reste indétrônable, notamment depuis l’arrivée de sa version Leds.


 


Votre lampe préférée ?


P.F. : J’affectionne tout particulièrement la Mite dessinée par Marc Sadler pour Foscarini, que j’ai chez moi, mais aussi la suspension Pirce de chez Artemide avec ses spirales qui flottent librement dans l'espace, qui fonctionne aussi bien dans univers contemporain que dans de l’haussmannien.


 


Quels sont les liens entre le web et le magasin ?


P.F. : Le site d’Electrorama a été créé en 2009. Au départ  site vitrine, il a rapidement été transformé début 2011 en site marchand dont les  livraisons sont gérées depuis notre entrepôt de Noisiel. Il nous fallait absolument exister davantage sur le Net en tant que vecteur de notoriété du nouvel d’Electrorama et de ses nouveaux services. Nous préparons actuellement une version 3 du site avec des créations d’univers pour animer les ventes sur Internet.


 


Un chantier d’exception ?


P.F. : Le plus impressionnant : nous sommes actuellement en charge d’éclairer une mosquée contemporaine à Rabat, dont l’architecte est britannique. Elle sera inaugurée par le roi Mohammed VI en juin 2011. Electrorama s’occupe des éclairages intérieurs et extérieurs qui sont inclus dans la structure même du bâtiment. A l’intérieur, nous installons une énorme suspension sur mesure pour la salle de prières réalisée par Catellani& Smith.


 


Un rêve, une envie ?


P.F. : Devenir tout simplement le nom de référence en France dans l’univers de l’éclairage architectural.


 


Votre parcours en quelques dates ?


P.F. : Electrorama existe depuis 1965, mais nous l’avons racheté avec 4 associés en juin 2009, dont 3 sont opérationnels : le premier avec ses 20 ans d’expérience en éclairage dirige le bureau d’études, le second est l’homme des flux et gère les stocks, répartitions, livraisons… et je suis en charge des finances et ressources humaines ainsi que des ventes magasins et du marketing avec 1 chef des ventes. Après avoir été 15 ans banquier, j’ai lancé les chèques Kadeos pour le groupe PPR puis je suis passé chez Rexel (câbles, disjoncteurs, appareillage électrique…) pour diriger les achats au niveau mondial.


Après Tobias Grau, nous installerons des vitrines fonctionnelles pièce par pièce : salle de bains, cuisine, bureau, chambre d’enfant pour montrer nos convictions en termes d’éclairages de pièces spécifiques. 


Electrorama

11, bd Saint Germain

75005 Paris

www.electrorama.fr