Bernard Moïse et le mobilier carcéral

Koudiedji Sylla
En 1995, Bernard Moïse dévoile au Centre Pompidou une étonnante ligne de mobilier de prison pensé, conçu par Bernard Moïse et fabriqué à l’aide des détenus. Bernard Moïse s’engage ainsi dans une politique de réinsertion par le travail.
Un lit, une table, des chaises, des armoires : autant d’éléments qui permettent aux détenus de garder un minimum de confort.

Un lit, une table, des chaises, des armoires : autant d’éléments qui permettent aux détenus de garder un minimum de confort.
©DR

Durant deux mois, ce mobilier de prison a été exposé au Centre Georges Pompidou a suscité de vives réactions, tant de le milieu de la politique, que dans celui du design et des milieux associatifs. Illusoire pour certains, présomptueux pour d’autres, le projet a été mené malgré tout en collaboration avec la Régie Industrielles des Établissements Pénitentiaires (RIEP) gérant les ateliers des prisons.


Le but était avant tout de conserver un lien, aussi infime soit-il, avec le monde extérieur. Une table de chevet, un tiroir ; des éléments à l’apparence insignifiants, mais qui font partie de la vie quotidienne.


Pour éviter d’atrophier les gestes du quotidien et d’œuvrer avec plus d’humanité, Bernard Moïse a imaginé des solutions simples et efficaces qui prennent en compte l’aspect humain de la détention. Deux prisons ont été entièrement aménagées avec ce programme de mobilier.