Objets poétiques et mobilier en métal.

Charlotte Roulleau
Proche de l’Art brut, le travail de Sébastien Guandalini frappe par sa spontanéité, sa poésie et le désir de tourner en dérision le quotidien.
Meuble lune

Meuble lune
©Sebastien Guandalini

Rencontrés au détour d’une allée du salon d’Art Contemporain de la Bastille à Paris, des chalutiers rouillés attirent mon attention par la beauté de leurs formes échouées sur des stèles en plein air.



L’artiste, Sébastien Guandalini est chaleureux et transmet facilement sa passion pour le métal et la récupération des pièces qui le guident dans sa démarche. Epaves rouillées et phrases anecdotiques accrochées au mur de son stand il commente ses installations tout en ouvrant la porte d’une 2CV transformée en bar pour vous offrir un verre.



Homme orchestre, Sébastien Guandalini exploite le métal en expression libre, sans prétention culturelle, improvisant quand il rencontre des pièces qui l’inspirent en mettant en avant le contraste entre les vieilles pièces de métal abandonnées et la vie qui s’en dégage une fois assemblées et patinées.



Le métal dit-il c’est aussi la rouille qui habille le métal et raconte à elle seule le vécu, la rouille adoucit et réchauffe l’objet et le rapport à la matière est souvent une confrontation « Fer plié… ou faire droit » le métal ne se laisse pas Fer si facilement !



Travail entre terre et mer, les cargos symbolisant une histoire maritime et leur statut d’épave les ramenant petit à petit vers la terre, là où toute chose retourne !Un défi anecdotique est le point de départ de la série d’épaves, toute une poésie post-industrielle mettant en scène des reconstitutions d’épaves de cargos, le travail est minutieux, réalisé dans des vieilles plaques de tôles ou autres objets métalliques de récupération (carlingue de machine à laver, vieille chaudière...).



Le travail est méthodique : choisir les zones de tôle les plus propices, dessiner un patron, faire la découpe et petit à petit, reconstituer les bateaux, comme un chantier naval miniature... duquel les bateaux sortent directement au stade d’épave.



L’univers de la marine marchande de Sébastien Guandalini qui pratique également la reconstitution de feux et de balises.



Un meuble lune réalisé avec une porte courbe et 4 pieds bien ancrés ou une étagère en écriture de ruban métallique.



Sebastien Guandalini fabrique également des meubles et objets sur demande.



Sebastien Guandalini se joint au collectif « Accroche-toi au pinceau » et présente ses sculptures en métal pour l’exposition « Deuxième Balle » du lundi 8 au dimanche 28 novembre 2010– 80 canal Saint Martin à Rennes.





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