L’année Gio Ponti

Agnès Zamboni
Architecte et designer italien aux multiples talents, Gio Ponti est à l’honneur pour cette fin d’année avec une seconde exposition organisée à la boutique RBC, du 29 novembre 2018 au 28 février 2019. Et ses meubles toujours d’actualité sont réédités par Molteni.
Commode D.655.1 en bois d’orme, conçue dans différentes versions et caractérisée par des tiroirs aux façades déclinées en diverses essences (orme, noyer, acajou et bois de rose).

Commode D.655.1 en bois d’orme, conçue dans différentes versions et caractérisée par des tiroirs aux façades déclinées en diverses essences (orme, noyer, acajou et bois de rose).
©Molteni & C


Gio Ponti, architecte du quotidien



Il a privilégié les espaces de vie quotidiens, les maisons et les lieux de travail. Les meubles, il les dessinait d’abord pour lui. Un cordonnier très bien chaussé, qui travaillait pour une clientèle privée comme s’il travaillait pour lui et sa propre famille. 



En résonnance avec l’exposition « Tutto Ponti » au MAD de Paris, voici « Vivere alla Ponti », une évocation de la dolce vita des années 1950. « L’architecture est une interprétation de la vie », écrivait Gio Ponti. A la fois architecte, artiste peintre, designer, professeur, écrivain et fondateur de la revue Domus, Gio Ponti s’intéressait à l’artisanat, aux arts, à la technique comme aux matériaux.



Montecatini Chair, chaises en aluminium conçues par Gio Ponti en 1935 pour le premier bâtiment Montecatini de Milan.

Montecatini Chair, chaises en aluminium conçues par Gio Ponti en 1935 pour le premier bâtiment Montecatini de Milan.
©Molteni & C




Gio Ponti, designer et décorateur



La collection de Gio Ponti est rééditée par Molteni depuis 2012. Certaines pièces, jamais éditées en série, ont été redécouvertes et produites pour la première fois à partir de cette date. Elles forment désormais une collection de 14 modèles édités en 21 variantes créées entre 1935 et 1970, baptisée la Heritage Collection Molteni & C.



Fauteuils D.154.2 conçu pour la villa Planchart à Caracas et table basse D.555.1, avec pieds métalliques, calandre peinte à la main et plateau transparent en verre, créée en 1954-55, conçue pour la maison Ponti Via Dezza.

Fauteuils D.154.2 conçu pour la villa Planchart à Caracas et table basse D.555.1, avec pieds métalliques, calandre peinte à la main et plateau transparent en verre, créée en 1954-55, conçue pour la maison Ponti Via Dezza.
©Molteni & C




Gio Ponti, journaliste et écrivain



« Il existe des liens très intéressants entre l’industrie et l’art. Les influences exercées par la première sur la seconde sont évidentes et connues de tous. L’art s’est épris de l’industrie dans un élan presque féminin et l’industrie a été incluse dans la liste des phénomènes intellectuels. (…) Aujourd’hui, la plupart des objets qui nous entourent sont créés par l’industrie, qui leur imprime leur caractère : l’industrie crée donc le style (…) et devient l’expression de notre temps (…) Quel est le secret de l’industrie ? La reproduction à l’identique et en série d’un modèle parfait. Les atouts de l’industrie résident dans l’étude approfondie et constante du modèle et dans la possibilité de le perfectionner progressivement avec l’aide de la science, de l’argent et des techniques actuelles sans oublier les artistes, » a écrit Gio Ponti, en 1932, dans la revue Domus, témoin de son temps, qu’il a créée en 1928. Elle est toujours éditée mensuellement et traite d’architecture, de design et d’art avec une version web ( www.domusweb.it).



Elle a été dirigée par d’autres architectes et designers italiens comme Mario Bellini ou Alessandro Mendini. Et dans les années 1950, William Klein a réalisé plusieurs de ses couvertures.



Contact :

RBC


40, rue Violet

75015 Paris

Tél. : 01 45 75 15 00

www.rbcmobilier.com



Fauteuil conçu par Gio Ponti en 1953 pour son propre usage. L’inclinaison de son dossier favorise la relaxation.

Fauteuil conçu par Gio Ponti en 1953 pour son propre usage. L’inclinaison de son dossier favorise la relaxation.
©Molteni & C




Fauteuil D.151.4 dessiné par Gio Ponti dans différentes variantes pour agencer à l’origine les transatlantiques Conte Biancamano, Giulio Casare et Andrea Doria

Fauteuil D.151.4 dessiné par Gio Ponti dans différentes variantes pour agencer à l’origine les transatlantiques Conte Biancamano, Giulio Casare et Andrea Doria
©Molteni & C




Dessins d’étude du fauteuil D.151.4.

Dessins d’étude du fauteuil D.151.4.
©Gio Ponti Archives – CSAC Parma




Deux fauteuils majeurs de Gio Ponti revisités avec un revêtement en velours très tendance et des couleurs dans l’air du temps. A gauche, fauteuil conçu à la base pour la villa Planchart (1953-1957) à Caracas, un des projets les plus chers à Gio Ponti. A droite, fauteuils pliants Apta présentés pour la première fois en 1970 à l’Eurodomus 3 de Milan.

Deux fauteuils majeurs de Gio Ponti revisités avec un revêtement en velours très tendance et des couleurs dans l’air du temps. A gauche, fauteuil conçu à la base pour la villa Planchart (1953-1957) à Caracas, un des projets les plus chers à Gio Ponti. A droite, fauteuils pliants Apta présentés pour la première fois en 1970 à l’Eurodomus 3 de Milan.
©Molteni & C




La villa Panchart, appelée aussi la Quinta El Cerrito, à Caracas, avec des jardinières intégrées pour faire rentrer la nature à l’intérieur et des étagères pour accueillir des tableaux. Construite pour le couple de collectionneurs et amateur d’architecture moderne vénézuéliens Armando et Anala Planchart, elle figure une sculpture abstraite ouverte sur l’extérieur avec différents points sur l’environnement.

La villa Panchart, appelée aussi la Quinta El Cerrito, à Caracas, avec des jardinières intégrées pour faire rentrer la nature à l’intérieur et des étagères pour accueillir des tableaux. Construite pour le couple de collectionneurs et amateur d’architecture moderne vénézuéliens Armando et Anala Planchart, elle figure une sculpture abstraite ouverte sur l’extérieur avec différents points sur l’environnement.
©Gio Ponti Archives




Fauteuils D.156.3 dessiné pour Altamira, avec structure en noyer américain massif ou laqué noir semi brillant avec sangles de support de support dossier et coussin matelassé.

Fauteuils D.156.3 dessiné pour Altamira, avec structure en noyer américain massif ou laqué noir semi brillant avec sangles de support de support dossier et coussin matelassé.
©Molteni & C




Croquis de Gio Ponti pour la chaise D.270 et le fauteuil D.270.2 pliants de la série Apta.

Croquis de Gio Ponti pour la chaise D.270 et le fauteuil D.270.2 pliants de la série Apta.
©Gio Ponti Archives




Montecatini building, avec les bureaux des standardistes qui disposaient de chaises confortables à l’assise large et au dossier bien galbé en aluminium, une matière fabriquée par la firme Montecatini.

Montecatini building, avec les bureaux des standardistes qui disposaient de chaises confortables à l’assise large et au dossier bien galbé en aluminium, une matière fabriquée par la firme Montecatini.
©Gio Ponti Archives




A gauche, table basse D.552.2 avec cadre en bois de rose, pieds en laiton et plateau en verre de forme libre, typique des années 50, conçue à l’origine pour la firme new-yorkaise Singer & Sons.

A gauche, table basse D.552.2 avec cadre en bois de rose, pieds en laiton et plateau en verre de forme libre, typique des années 50, conçue à l’origine pour la firme new-yorkaise Singer & Sons.
©Molteni & C




Bibliothèques D.375.2 et D.375.1 qui faisaient partie de la décoration de maison privée de Gio Ponti, via Dezza à Milan. Elles ont été conçues en 1956/57.

Bibliothèques D.375.2 et D.375.1 qui faisaient partie de la décoration de maison privée de Gio Ponti, via Dezza à Milan. Elles ont été conçues en 1956/57.
©Molteni & C




3 pièces de Gio Ponti dans un intérieur d’aujourd’hui. L’étagère murale suspendue D.355.1, la table basse D.552.2 et le fauteuil D.153.1.

3 pièces de Gio Ponti dans un intérieur d’aujourd’hui. L’étagère murale suspendue D.355.1, la table basse D.552.2 et le fauteuil D.153.1.
©Molteni & C




Tapis D.754.1 en cuir de poney, formant un patchwork de plusieurs couleurs, dessiné en 1954 par Gio Ponti.

Tapis D.754.1 en cuir de poney, formant un patchwork de plusieurs couleurs, dessiné en 1954 par Gio Ponti.
©Molteni & C




Table D.859.1 dessinée à l’origine pour la salle de conférence de l’auditorium du bâtiment Time & Life à New York.  Un design raffiné qui va à l’essentiel et une longueur exceptionnelle de 3,60 m…

Table D.859.1 dessinée à l’origine pour la salle de conférence de l’auditorium du bâtiment Time & Life à New York. Un design raffiné qui va à l’essentiel et une longueur exceptionnelle de 3,60 m…
©Molteni & C




Dernière maison de Gio Ponti, Via Dezza, à Milan, véritable manifeste de son design intérieur, avec des cloisons mobiles pour unifier les 4 pièces en enfilade et des tableaux de Campigli. Les couleurs ensoleillées déclinaient la gamme des jaunes, paille, moutarde ou terre de Sienne sur une toile de fond blanche.

Dernière maison de Gio Ponti, Via Dezza, à Milan, véritable manifeste de son design intérieur, avec des cloisons mobiles pour unifier les 4 pièces en enfilade et des tableaux de Campigli. Les couleurs ensoleillées déclinaient la gamme des jaunes, paille, moutarde ou terre de Sienne sur une toile de fond blanche.
©Gio Ponti Archives