"Décos" et sans souci, les cotonéasters !

Ferme de Gally
Les cotonéasters ont en commun leurs faibles exigences de culture, leurs fleurs et leurs fruits décoratifs mais les uns sont caducs, les autres persistants, de taille ou de silhouettes très variées. Cultivez-les en couvre-sol, en isolé ou bien en groupe dans les haies et même en jardinière.
Cotonéaster reconnaissable par ses petites feuilles et ses baies rouge

Cotonéaster reconnaissable par ses petites feuilles et ses baies rouge
©Gally

Pour garnir un talus, en couvre-sol, les cotonéasters horizontalis bien que caducs, sont très intéressants.



Leurs rameaux très ramifiés s'élèvent guère au-dessus de 50 cm et s'étalent de sorte à former un tapis dense, recouvert de fruits longtemps persistants qui accompagnent les très belles couleurs d'automne de leurs petites feuilles. Celles-ci font défaut aux petits cotonéasters persistants comme le cotonéaster dammeri. Ils sont cependant couramment utilisés pour tapisser le sol ou retenir un talus. Leurs rameaux s'enracinent en effet au fur et à mesure qu'ils courent sur le sol.



En jardinière, préférez les cotonéasters nains comme cotonéasterdamneri 'Streib's Findling', de croissance lente, ou certaines variétés naines de cotonéastersalicifolius.



Idéales pour réaliser des haies gracieuses et fournies, les plus grandes variétés de cotonéasters, comme les cotonéasters salicifolius atteignant les 4 m, ont les branches naturellement retombantes, et leurs fruits, en plus d'être abondants, persistent presque tout l'hiver. Un atout (si l'on aime les oiseaux) que partagent avec eux les cotonéasters sternianus (1,50 à 3 m) ou les cotonéasters lacteus (2 à 3). Comme vedette à isoler, choisissez cotonéasterx watereri. Certes, il perd ses fruits (adorés des oiseaux !) quasiment en même temps que ses feuilles, mais ses rameaux très retombants lui donne une jolie forme pleureuse. De même cotonéasterbullatus, un autre grand caduc (3 à 5 m) mérite dêtre mis en valeur avec ses très belles feuilles gaufrées qui virent au rouge avant de s'envoler.



Cotoneaster

Floraison

Mai à juin

Fructification

Dès fin août pour les plus précoces et jusqu'en décembre et parfois au-delà

Hauteur

De 15 cm à 8 m selon les espèces ou variétés

Largeur

De 50 cm à 10m selon les espèces

Feuillage

Caduc ou persistant selon les espèces

Exposition

Soleil ou mi-ombre

Terre

Ordinaire, bien drainée

Mini

Rustique

Arrosage

Au démarrage et en cas de canicule

Engrais

Paillis de compost au printemps



Le saviez-vous ?

Si les cotonéasters sont majoritairement reconnaissables à leurs bouquets de minuscules "pommes" rouges, certains se distinguent par leurs fruits jaune crème (cotonéaster frigidus 'Fructu Luteo'), jaune d'or (cotonéaster 'Rothschildianus') ou orange (cotonéaster splendens).



L'astuce Maison.com

Il est tout à fait possible de palisser un cotonéaster sur un mur. C. horizontalis atteindra ainsi 1 à 1,50 m de haut et C. sternianus, 5 m et plus. Fixez-en les rameaux au fur et à mesure de leur croissance au support mis en place. En éventail, c'est plus élégant et meilleur pour le développement de l'arbuste, ainsi mieux éclairé dans sa globalité. Et n'hésitez pas à les tailler, après la floraison.