Entre méditation et ébullition, les idées les plus inventives du Festival international des Jardins de Chaumont-sur-Loire

Agnès Zamboni
Cette année, la 27ème édition de cette manifestation présente la thématique de la pensée pour décliner ses nouvelles créations végétales. A découvrir jusqu’au 4 novembre 2018.
Cette sculpture de verre, œuvre de l’artiste américain Dale Chihuly, rend hommage à la couleur, aux formes organiques et au travail des verriers de Venise. Festival des Jardins, 2018.

Cette sculpture de verre, œuvre de l’artiste américain Dale Chihuly, rend hommage à la couleur, aux formes organiques et au travail des verriers de Venise. Festival des Jardins, 2018.
©Domaine de Chaumont-sur-Loire


Au fil de la pensée



Tous les grands penseurs et philosophes ont évoqué leur jardin, leur amour pour la nature, leurs promenades inspirantes entre rêverie, contemplation et inspiration : verger de Platon, jardins d’Epicure ou des lettrés de l’ancienne Chine, depuis les temps les plus anciens, l’esprit se ressource et s’enrichit au contact de la nature. Jardin interactif qui suit le fil de la pensée des visiteurs, jardin en mouvement et plage de sable réinventée à chaque des visiteurs, simple arbre poussant au milieu de l’eau, les jardins de cette cuvée 2018 sont encore plein de surprises.   



« Avantgarden » est un projet russe inspiré du poème « Le nuage en pantalon » du poète et dramaturge futuriste Vladimir Maïakoski, qui interpelle le lecteur sur la fragilité de l’existence et du travail, et du travail de Lazar Lissitzky, peintre et architecte de l’avant-garde russe du début du XXème siècle. Symbolisant le système cardiovasculaire d’un organisme vivant, il nous exhorte à une introspection. Festival des Jardins, 2018.

« Avantgarden » est un projet russe inspiré du poème « Le nuage en pantalon » du poète et dramaturge futuriste Vladimir Maïakoski, qui interpelle le lecteur sur la fragilité de l’existence et du travail, et du travail de Lazar Lissitzky, peintre et architecte de l’avant-garde russe du début du XXème siècle. Symbolisant le système cardiovasculaire d’un organisme vivant, il nous exhorte à une introspection. Festival des Jardins, 2018.
©Eric Sander




Une belle sélection française



Coup de cœur pour les jardins français avec notamment « Dans ma bulle », une création paysagère qui rend hommage au marquis Girard, créateur des jardins d’Ermenonville en 1766 et à Jean-Jacques Rousseau. Avec son sentier qui mène à 4 bulles de saule vivant dans lesquelles on peut s’isoler pour écouter le chant des oiseaux et admirer les couleurs irisées des fleurs, c’est un jardin idéal pour rêver…Quant au « Jardin de Proust », véritable jardin intérieur meublé et associé à une prairie semée de fleurs champêtres, arborée de fruitiers, il fait référence aux cercles intellectuels et aux tableaux impressionnistes de Claude Monet. Et son chemin qui mène à une chapelle luxuriante, nous fait entrer dans la vie de cet écrivain au style unique. Plus contemporain, « Le Temple de nos pensées », qui, aux termes d’un parcours encadré par une structure bois, nous entraîne à déposer notre pensée la plus sincère.



Jardins des nuées qui s’attardent. Création Wang Shu, Festival des Jardins, 2018.

Jardins des nuées qui s’attardent. Création Wang Shu, Festival des Jardins, 2018.
©Domaine de Chaumont-sur-Loire




Les nouveautés 2018



Pour la première fois, deux jardins du Festival seront également présentés à Paris, dans le parc de La Villette. A Chaumont, les promeneurs pourront profiter de l’ombre bienfaisante du « Sentier des Fers Sauvages » ré-ouvert après une réhabilitation, ainsi que le « Pont Rustique » et la « Glacière ». Dans le « Vallon des Brumes », de nouvelles plantations sont également arrivées. Un jardin thérapeutique de soin et de santé a été également créé. Il est accessible aux personnes atteintes de pathologies diverses. Car le Domaine de Chaumont-sur-Loire ce n’est pas seulement un festival, mais aussi un univers avec des expositions et des jardins permanents, des œuvres d’art intégrées à la nature, des installations uniques et des coins de paradis formant un monde à part entière où la nature est toujours reine. Et la nature décide aussi quand elle est la plus belle : nous vous offrons quelques photos de l’édition 2017, qui n’ont pas pu être publiées lors de notre précédent article.   



« Le jardin des voyelles » est une création du groupe Oulipo, L’Ouvroir de Littérature Potentielle, fondé en 1960 le couple Raymond Queneau, poète et François Le Lionnais, savant. Festival des Jardins, 2018.

« Le jardin des voyelles » est une création du groupe Oulipo, L’Ouvroir de Littérature Potentielle, fondé en 1960 le couple Raymond Queneau, poète et François Le Lionnais, savant. Festival des Jardins, 2018.
©Domaine de Chaumont-sur-Loire




Contact :

Domaine de Chaumont-sur-Loire


41150 Chaumont-sur-Loire

Tél. : 02 54 20 99 22

Mail : contact@domaine-chaumont.fr

www.domaine-chaumont.fr



« Le livre de sable » entraîne les visiteurs dans une déambulation labyrinthique. Le sable balayé par leurs pas dessine et redessine indéfiniment le paysage. La couleur bleue de ce jardin français correspond à la teinte des vêtements que portent certains hommes de Chinguetti en Mauritanie les « hommes bleus du désert », gardiens des mystérieuses bibliothèques des savoirs ancestraux. Festival des Jardins, 2018.

« Le livre de sable » entraîne les visiteurs dans une déambulation labyrinthique. Le sable balayé par leurs pas dessine et redessine indéfiniment le paysage. La couleur bleue de ce jardin français correspond à la teinte des vêtements que portent certains hommes de Chinguetti en Mauritanie les « hommes bleus du désert », gardiens des mystérieuses bibliothèques des savoirs ancestraux. Festival des Jardins, 2018.
©Domaine de Chaumont-sur-Loire




« De l’autre côté du miroir », jardin créé en 2017, par Nicolas et Alice Stadler, designer et architecte d’intérieur en collaboration avec l’architecte d’intérieur Thierry Giraut, transforme la nature en une mer de fleurs et de couleurs infinies.

« De l’autre côté du miroir », jardin créé en 2017, par Nicolas et Alice Stadler, designer et architecte d’intérieur en collaboration avec l’architecte d’intérieur Thierry Giraut, transforme la nature en une mer de fleurs et de couleurs infinies.
©Eric Sander




« La planète en ébullition », jardin manifeste conçu par Alexis Tricoire en 2017. Ce designer et plasticien évoque ici l’urgence du dérèglement climatique.

« La planète en ébullition », jardin manifeste conçu par Alexis Tricoire en 2017. Ce designer et plasticien évoque ici l’urgence du dérèglement climatique.
©Eric Sander




Encore une création française de 2017 : jardin « Phoenix » qui renaît de ses cendres. Il compose un micro-paysage de bois et de terre, sculpté et architecturé qui attend la germination.

Encore une création française de 2017 : jardin « Phoenix » qui renaît de ses cendres. Il compose un micro-paysage de bois et de terre, sculpté et architecturé qui attend la germination.
©Eric Sander




Jardin italien « Monochrome blanc » composé d’une enfilade de murs végétaux. Festival des jardins, 2017.

Jardin italien « Monochrome blanc » composé d’une enfilade de murs végétaux. Festival des jardins, 2017.
©Eric Sander




« Inspiration », un espace et une création française qui allie l’art et les fleurs. Ce jardin, créé en 2017, évoque 7 tableaux célèbres visibles à travers les cadres nus.

« Inspiration », un espace et une création française qui allie l’art et les fleurs. Ce jardin, créé en 2017, évoque 7 tableaux célèbres visibles à travers les cadres nus.
©Eric Sander




Création de La French Fine Fleur, en 2017, « Jardin pluriel et singulier » qui a rassemblé 20 pépiniéristes pour rendre hommage à la beauté des fleurs.

Création de La French Fine Fleur, en 2017, « Jardin pluriel et singulier » qui a rassemblé 20 pépiniéristes pour rendre hommage à la beauté des fleurs.
©Eric Sander




« Le pouvoir des sorcières » est un jardin coréen, médicinal et d’agrément, créé en 2017. Il offre une palette incroyable de fleurs curatives.

« Le pouvoir des sorcières » est un jardin coréen, médicinal et d’agrément, créé en 2017. Il offre une palette incroyable de fleurs curatives.
©Eric Sander




Un jardin féminin réalisé par une équipe française en 2017, « L’Agora ». 50 ans après, il évoque la lutte pacifiste du « Flower Power » contre la guerre du Vietnam.

Un jardin féminin réalisé par une équipe française en 2017, « L’Agora ». 50 ans après, il évoque la lutte pacifiste du « Flower Power » contre la guerre du Vietnam.
©Eric Sander




Là où les roses sont des reines, jardin « Les Belles eaux dormantes », un espace permanent créé en 2017 par l’architecte-paysagiste Sylvestre Lieuter.

Là où les roses sont des reines, jardin « Les Belles eaux dormantes », un espace permanent créé en 2017 par l’architecte-paysagiste Sylvestre Lieuter.
©Eric Sander




Jardin chinois du grand paysagiste Yu Kokgjian qui dessine un souple ruban de bambous rouges qui jouent avec le ciel et l’eau. Création « Carré et rond », 2017.

Jardin chinois du grand paysagiste Yu Kokgjian qui dessine un souple ruban de bambous rouges qui jouent avec le ciel et l’eau. Création « Carré et rond », 2017.
©Eric Sander




« Ceci n’est pas un jardin », création française et surréaliste, conçue à la façon d’un tableau de Magritte, qui joue sur le décalage entre l’objet et sa représentation.

« Ceci n’est pas un jardin », création française et surréaliste, conçue à la façon d’un tableau de Magritte, qui joue sur le décalage entre l’objet et sa représentation.
©Domaine de Chaumont-sur-Loire




« Le jardin des supplices » est une création française et une réinterprétation de l’œuvre littéraire de l’écrivain Octave Mirbeau. Avec un certain humour noir, les plantes nous interrogent sur les notions de bien et de mal, de beau et de laid.

« Le jardin des supplices » est une création française et une réinterprétation de l’œuvre littéraire de l’écrivain Octave Mirbeau. Avec un certain humour noir, les plantes nous interrogent sur les notions de bien et de mal, de beau et de laid.
©Domaine de Chaumont-sur-Loire




« Le jardin des supplices » réalisé par Florentin Bourcereau, paysagiste et urbaniste français égraine les supplices effectués par le jardinier qui intervient sur la nature en tronçonnant, greffant, ligaturant…

« Le jardin des supplices » réalisé par Florentin Bourcereau, paysagiste et urbaniste français égraine les supplices effectués par le jardinier qui intervient sur la nature en tronçonnant, greffant, ligaturant…
©Domaine de Chaumont-sur-Loire




« Bulles de pensée », un jardin italien qui, à la fin de la saison, sera recouvert de fils de laine symbolisant les pensées de tous les visiteurs qui l’ont traversé.

« Bulles de pensée », un jardin italien qui, à la fin de la saison, sera recouvert de fils de laine symbolisant les pensées de tous les visiteurs qui l’ont traversé.
©Domaine de Chaumont-sur-Loire




Ce jardin italien rend hommage à l’étymologie du mot « pensée ou pensum » qui signifie en latin le poids de la laine que l’on devait filer chaque jour. A l’entrée le visiteur est invité à prendre un fil de laine et à le nouer sur la haie de branchages tout au long de son parcours. Création « Bulles de pensée », Festival des Jardins, 2018.

Ce jardin italien rend hommage à l’étymologie du mot « pensée ou pensum » qui signifie en latin le poids de la laine que l’on devait filer chaque jour. A l’entrée le visiteur est invité à prendre un fil de laine et à le nouer sur la haie de branchages tout au long de son parcours. Création « Bulles de pensée », Festival des Jardins, 2018.
©Eric Sander




Lieu de méditation et de calme qui interroge la problématique du changement climatique, le jardin « La possibilité d’une île » est une création allemande. Festival des Jardins, 2018.

Lieu de méditation et de calme qui interroge la problématique du changement climatique, le jardin « La possibilité d’une île » est une création allemande. Festival des Jardins, 2018.
©Eric Sander