Tomates et concombres en marche vers l’agriculture durable

Marie-Laure de Vienne
Dans l’hexagone, ces deux produits prouvent leur engagement vers un développement durable.
La tomate durable, exemple français

La tomate durable, exemple français
©DR

1974 est la date d’ouverture de la première boutique de commerce équitable, mais il faut attendre la fin des années 90 pour qu’apparaissent via l’hollandais Max Havelaar des produits dits équitables et durables. Au départ, seules étaient concernées les denrées comme le café et le chocolat.



Aujourd’hui, de nombreux produits affichent une culture dite durable et l’exemple des tomates et des concombres français en est le meilleur.



Tomates cerise, rondes, en grappes ou côtelées, concombres calibrés : quelques 250 000 tonnes de tomates et 60 000 de concombres réparties sur 3 bassins de production bénéficient d’une protection biologique intégrée. Répartis dans toute la France pour un acheminement vers les lieux de distribution en moins de 48 h, les tomates et les concombres sont garantis frais et cueillis à maturité dans des serres. Celles-ci préservent des agressions extérieures (froid, vent, insectes, pollution) ; l’introduction d’insectes utiles à la terre est possible en serres et réduit de 90 % l’usage de produits phytosanitaires ; avec le goutte à goutte, le plan est irrigué sans déperdition et si en 1985 il fallait 30 litres d’eau pour cultiver 1 kg de tomates, aujourd’hui 15 litres seulement suffisent.



Pour diminuer l’utilisation d’engrais et de produits phytosanitaires, la culture hors sol sur des supports composés de fibres de coco diminue le risque de maladies que la terre développe habituellement. A l’intérieur de la serre, la lumière naturelle crée un microclimat maîtrisé et l’ensemble des éléments nécessaires à la culture est recyclé (eau, substrats, fumées de chauffage).



Ce type de culture peut s’adapter à tout légume ou fruit ; de plus, de nouveaux outils de production intégrant des énergies renouvelables (cogénération, bois, écran thermique, capteur d’énergie) sont encore à venir. S’il y a plus de naturel dans la culture, il y aura plus de naturel dans l’assiette !